Panneau d’arrêt avec bordure blanche.
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La Banque Royale et la Banque Scotia annoncent qu’elles abandonnent leurs objectifs de réduction des émissions financées pour 2030, alors que les gouvernements réduisent leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique et que l’intelligence artificielle (IA) entraîne une forte hausse de la demande énergétique.

En 2022, la Banque Royale s’était fixé pour objectif de réduire les émissions financées dans les secteurs du pétrole et du gaz, de la production d’électricité et de l’automobile d’ici la fin de la décennie, dans le cadre de ses efforts visant à atteindre la carboneutralité en matière d’émissions financées d’ici 2050.

La banque indique dans son rapport sur la durabilité qu’après avoir examiné de nombreux facteurs, notamment les politiques gouvernementales, les développements géopolitiques et la demande énergétique, elle a conclu que ses objectifs intermédiaires n’étaient pas raisonnablement réalisables.

La Banque Royale affirme maintenir son ambition à long terme d’atteindre la carboneutralité en matière d’émissions financées, mais précise que la réalisation de cet objectif nécessitera des politiques favorables et des avancées technologiques.

La Banque Scotia mentionne dans son rapport de durabilité que les mesures nécessaires en matière de changement climatique n’ont pas évolué autant que prévu; elle retire donc à la fois ses objectifs intermédiaires et son objectif de carboneutralité d’ici 2050 pour les émissions financées.

Elle cite comme facteurs à l’origine de ce changement la décision des États-Unis de restreindre des pans importants de la Loi sur la réduction de l’inflation, l’élimination de la taxe fédérale sur les carburants au Canada et le choix de ne pas mettre en œuvre le plafond des émissions de pétrole et de gaz ainsi que la hausse de la demande énergétique liée à l’IA et l’absence de progrès en matière de technologie de capture du carbone.