Une bulle de bande dessinée avec un visage pas content à l'intérieur.
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L’obligation d’être au bureau trois jours par semaine a pesé sur le moral des employés d’Investissement Québec (IQ), reconnaît sa présidente-directrice générale, Bicha Ngo, en commission parlementaire mercredi.

Le bras financier du gouvernement québécois a mené un sondage interne en mars auprès de ses salariés. Les résultats ont démontré l’insatisfaction d’une grande part des employés de l’organisation, a révélé le « Journal de Montréal » plus tôt mercredi.

Seuls 45 % des employés ont dit faire confiance à la direction. Ils seraient 67 % à recommander IQ comme employeur.

Questionnée sur le sujet par la porte-parole du Parti québécois (PQ) en matière d’économie, Catherine Gentilcore, Bicha Ngo admet que les deux dernières années ont été mouvementées, tandis qu’IQ a réduit ses effectifs afin de réduire ses coûts.

Elle attribue toutefois l’insatisfaction aux changements des directives entourant le télétravail. IQ a annoncé « trois semaines » avant le sondage que les employés devront travailler en présentiel trois jours par semaine plutôt que deux.

« On a eu plus de 600 commentaires des employées, rapporte-t-elle. J’ai lu les 600 commentaires : 90 % de ces commentaires-là étaient liés au retour à trois jours au bureau. »

Pas « d’armes controversées »

Bicha Ngo a aussi fait le point sur la politique d’IQ par rapport aux investissements liés au secteur de la défense.

IQ a changé sa politique l’an dernier tandis que les pays de l’OTAN, dont le Canada, prévoient une importante hausse de leurs dépenses dans le secteur de la défense.

Le bas financier du gouvernement peut maintenant investir dans des entreprises qui fabriquent des armes « non controversées ».

« Ça veut dire qu’on élimine tout ce qui est armes chimiques, armes nucléaires et autres, et ces armes-là sont vendues à des pays alliés du Canada », répond la dirigeante à une question de la porte-parole en économie chez Québec solidaire, Alejandra Zaga Mendez.

« Au cours des derniers mois », IQ n’a pas accordé de financement à une entreprise qui fabrique d’armes létales, affirme Bicha Ngo.