Un bras tenant un panneau avertisseur.
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L’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) met les investisseurs en garde contre des fraudeurs qui se font passer, sur les réseaux sociaux, pour des courtiers inscrits afin de mener des stratagèmes frauduleux, notamment des opérations de manipulation de cours de type « pump-and-dump ».

Dans un avis récent, l’organisme d’autoréglementation a indiqué que des escrocs diffusent des publicités sur diverses plateformes de médias sociaux, invitant les investisseurs à se joindre à ce qui semble être des clubs d’investissement boursier légitimes. Selon l’OCRI, ces publicités proviennent de pages qui usurpent l’identité de sociétés réglementées par l’organisme.

« Les fraudeurs peuvent prétendre être réglementés au Canada et ajouter de faux avertissements afin de donner une apparence de légitimité à leurs publicités », peut-on lire dans l’avis de l’OCRI.

« Après avoir répondu à une publicité, les investisseurs sont généralement invités à se joindre à un groupe WhatsApp, où les fraudeurs utilisent des tactiques de vente sous pression pour encourager leurs victimes à acheter certains titres dans le cadre d’un stratagème de type “ramp-and-dump”, une variante du “pump-and-dump”. »

Bien que le régulateur n’ait nommé aucune société touchée, le chef du contentieux de Wealthsimple, Blair Wiley, a indiqué que des fraudeurs se faisaient passer pour l’entreprise sur les réseaux sociaux afin de mettre ces stratagèmes en œuvre.

« Récemment, nous avons repéré des imposteurs se faisant passer pour Wealthsimple sur les réseaux sociaux, a écrit Blair Wiley dans une publication sur LinkedIn. Des fraudeurs utilisent notre logo pour faire la promotion de recommandations boursières promettant des rendements exceptionnels à court terme. »

Selon Blair Wiley, ces individus « attirent les Canadiens dans des groupes de discussion où ils exercent de fortes pressions pour promouvoir des actions à très faible capitalisation, avant de vendre leurs propres titres, provoquant ainsi un effondrement des cours ».

Alors que les fraudeurs deviennent de plus en plus sophistiqués, les sociétés et les autorités de réglementation cherchent à renforcer la protection des investisseurs. À titre d’exemple, Wealthsimple a mis au point un système de détection alimenté par l’intelligence artificielle afin d’identifier les opérations potentielles de type « pump-and-dump » et d’avertir automatiquement les clients susceptibles d’être sur le point d’y participer, a souligné Blair Wiley.

Comme le précise l’avis de l’OCRI, les sociétés inscrites auprès de l’organisme peuvent faire de la publicité sur les réseaux sociaux. Toutefois, « les courtiers en ligne à escompte sont interdits de recommander des titres particuliers dans leurs publicités, et toutes les sociétés inscrites ont l’interdiction de garantir les rendements d’un placement ».

L’OCRI recommande aux investisseurs de faire preuve de prudence lorsqu’ils répondent à des publicités diffusées sur les réseaux sociaux et de vérifier si les comptes qui les diffusent ne cherchent pas à usurper l’identité d’une société réglementée.

Les investisseurs peuvent consulter la Base de données nationale d’inscription des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) afin de vérifier si une personne ou une société est autorisée à fournir des conseils financiers au Canada. Si un fraudeur prétend travailler pour l’OCRI ou usurpe l’identité d’une société réglementée par celui-ci, les particuliers sont invités à le signaler à l’organisme.

Les investisseurs qui croient avoir été victimes d’une fraude devraient communiquer immédiatement avec leur institution financière, les services policiers, leur autorité provinciale en valeurs mobilières et le Centre antifraude du Canada, a rappelé l’OCRI.

Et, comme l’a écrit Blair Wiley dans sa publication, « si une publicité semble trop belle pour être vraie, c’est probablement le cas ».

Ces mises en garde surviennent quelques semaines seulement après que l’OCRI a signalé que certaines personnes se faisaient passer pour des employés de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM), le prédécesseur de l’OCRI.

Dans un avis publié en mai, l’organisme indiquait que des fraudeurs communiquaient avec des investisseurs par courriel ou par WhatsApp, prétendant être des employés de l’OCRCVM et affirmant pouvoir les aider à gérer leurs placements.

« Ces personnes n’ont aucun lien avec l’OCRCVM ni avec l’OCRI, avait alors déclaré l’organisme d’autoréglementation. Aucun employé de l’OCRI ne communiquera jamais avec des investisseurs par WhatsApp, et tous les courriels légitimes envoyés par ses employés proviendront d’une adresse se terminant par “@ciro. ca”. »