Marteau de juge posé sur son socle, avec en arrière-plan un livre ouvert et une balance dorée, symbole de justice.
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Le vendeur à découvert activiste Andrew Left, fondateur de Citron Capital, a été reconnu coupable de fraude en valeurs mobilières par un jury à Los Angeles.

Les autorités américaines ont allégué qu’entre 2018 et 2023, Andrew Left a utilisé les médias sociaux et ses apparitions dans les médias traditionnels pour manipuler le marché en prenant des positions sur certains titres, puis en diffusant des commentaires destinés à faire évoluer le cours des actions dans une direction favorable à ces positions, avant d’inverser rapidement celles-ci afin d’empocher des profits découlant des variations des prix.

« Andrew Left a abusé de sa position et de son influence lorsqu’il a conçu un stratagème connu sous le nom de “short-and-distort”, visant à manipuler le marché à des fins personnelles », résume Eric Shen, inspecteur responsable du United States Postal Inspection Service (USPIS), dans un communiqué.

Les autorités soutiennent que ce stratagème a généré 21 millions de dollars américains de profits illicites.

Andrew Left a été reconnu coupable d’un chef d’accusation de participation à un stratagème de fraude en valeurs mobilières et de 12 chefs de fraude en valeurs mobilières. Le jury l’a toutefois acquitté de quatre autres chefs de fraude en valeurs mobilières.

La détermination de la peine est prévue pour le 31 août devant la juge Virginia Phillips du tribunal fédéral de district.

Parallèlement aux accusations criminelles, Andrew Left et Citron Capital ont également été poursuivis par la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis pour avoir prétendument enfreint les règles en valeurs mobilières en faisant plusieurs déclarations fausses et trompeuses dans le cadre de ce stratagème.

Ces allégations n’ont pas été prouvées.

Dans sa poursuite, la SEC demande l’émission d’injonctions permanentes contre Andrew Left et Citron Capital, ainsi que la restitution des profits assortie d’intérêts, des sanctions pécuniaires civiles, une interdiction d’exercer des fonctions de dirigeant ou d’administrateur et une interdiction d’effectuer des opérations sur des titres à faible capitalisation (« penny stocks »).