L’ancien chef de la direction d’une société minière junior basée à Toronto, Red Pine Exploration, fait face à des accusations de fraude et de faux déposées par les Équipes intégrées–police des marchés financiers (EIPMF) de la Gendarmerie royale du Canada, à la suite d’allégations selon lesquelles les résultats d’analyse minière de la société auraient été modifiés entre 2015 et 2024.
En mai 2024, la société, qui a depuis changé de nom pour RPX Gold, a annoncé avoir « découvert des incohérences dans certains résultats d’analyse » provenant de son projet aurifère de Wawa, ce qui l’a amenée à réviser ses estimations de ressources et l’information connexe à la suite d’un examen indépendant.
La société a signalé cette découverte à la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario et a allégué que son ancien PDG, Quentin Yarie, avait modifié les résultats d’analyse avant leur diffusion au reste de l’entreprise.
Lors d’une conférence téléphonique avec les investisseurs, la direction a indiqué que la manipulation présumée avait été découverte par hasard, lorsqu’un employé a constaté qu’un point de données manquait dans un rapport d’analyse et a demandé une version mise à jour directement au laboratoire, ce qui a révélé un écart entre les rapports du laboratoire et les données détenues par la société.
La GRC a lancé une enquête en 2024, comprenant l’examen des documents corporatifs et des données de laboratoire, des analyses médico-légales numériques et la collecte de témoignages.
L’EIPMF a maintenant accusé Quentin Yarie de fraude envers la société, de fraude envers les marchés publics et de faux.
Ces accusations découlent d’allégations selon lesquelles il aurait « modifié des résultats d’analyse minière sur plusieurs années », ce qui aurait conduit RPX à surestimer les ressources du projet de 62 000 à 87 000 onces d’or.
« Les marchés financiers du Canada reposent sur une information exacte et véridique pour maintenir la confiance des investisseurs. Des allégations de cette nature compromettent l’intégrité du marché, et la GRC demeure déterminée à enquêter et à tenir responsables les personnes soupçonnées de manipulation ou de présentation trompeuse d’informations importantes », souligne le sergent d’état-major Tony Gollob, commandant par intérim de l’EIPMF de Toronto.
Les allégations n’ont pas été prouvées.
Quentin Yarie doit comparaître devant la Cour de justice de l’Ontario à Toronto le 5 juin.