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Outiller les citoyens dans un environnement financier de plus en plus complexe marqué par la montée de la fraude et l’essor des technologies numériques, dont l’intelligence artificielle (IA), tel est l’objectif du plan d’action 2026-2030 de la nouvelle Stratégie québécoise en éducation financière tout juste dévoilé par l’Autorité des marchés financiers (AMF).

« Dans un contexte économique marqué par l’incertitude, une transformation numérique profonde et un vaste choix de produits et services financiers de plus en plus complexes, l’éducation financière s’impose comme un levier essentiel pour soutenir les citoyens dans leurs choix financiers », affirme Yves Ouellet, président-directeur général de l’AMF, par voie de communiqué.

Selon le régulateur, ces changements modifient en profondeur la manière dont les ménages gèrent leur argent et les exposent à de nouveaux risques.

Devant un tel raz de marée, l’ensemble des acteurs de l’industrie doivent répondre collectivement et mettre en commun leurs efforts, leurs ressources et leur expertise pour remporter la partie, estime le régulateur.

« La nouvelle réalité appelle une action collective structurée et cohérente des acteurs œuvrant en matière d’éducation financière, guidée par des priorités claires et partagées », indique le PDG de l’AMF.

Présenté à l’occasion de la Journée éducation financière de l’AMF, le 5 mai, et issu d’une consultation de l’industrie, le plan d’action du Québec pour les quatre prochaines années s’articule autour de trois grands axes :

  • le développement de compétences en littératie numérique : pour permettre aux utilisateurs de naviguer en toute sécurité dans l’environnement numérique, notamment face à l’essor de technologies « dont les contours sont encore méconnus », comme l’intelligence artificielle ;
  • la lutte à la fraude financière : une réponse concertée avec des initiatives émanant du secteur pour mieux informer les citoyens sur les risques et accompagner les victimes de fraudes en ligne ;
  • et la création d’une plateforme numérique commune destinée à faciliter la recherche d’informations et de contenus fiables sur les finances personnelles.

Le plan s’appuie sur la collaboration de plus de 60 organisations publiques, privées et communautaires, souligne Kim Lachapelle, surintendante à l’assistance aux clientèles et à l’éducation financière de l’AMF.

« Le consensus qui s’en est dégagé autour des grands axes d’intervention permettra à l’ensemble des partenaires de multiplier les occasions de travailler en complémentarité face aux besoins grandissants d’éducation financière au Québec. »

La collaboration repose notamment sur le partage des connaissances, des outils et des mesures d’impacts des partenaires afin d’améliorer les pratiques et de mieux évaluer la portée des interventions, précise le document. Elle fera « mieux circuler les contenus afin d’en augmenter la portée et l’utilité » en utilisant des moyens de communication tel que le marketing social.