Alors que l’économie peine à retrouver son élan, les six grandes banques canadiennes (Big Six) continuent de bénéficier de la vigueur de leurs activités sur les marchés des capitaux. Celles-ci leur ont permis de dégager des revenus records au cours du premier semestre, selon un nouveau rapport de Morningstar DBRS.
Au cours des six premiers mois de l’année, les revenus combinés des divisions des marchés des capitaux des grandes banques ont progressé de 14 % par rapport à la même période de l’an dernier. Les revenus tirés des activités de négociation, de souscription et de services-conseils ont tous atteint des sommets historiques.
« Ces secteurs d’activité continuent de soutenir les bénéfices des banques dans un contexte opérationnel autrement difficile et ont représenté au moins 20 % des revenus totaux au cours des deux derniers trimestres », indique le rapport.
Dans le segment des marchés des capitaux, les revenus totaux de négociation des Big Six ont progressé de 8 % au premier semestre, stimulés par la forte volatilité des marchés.
« Les volumes de négociation d’actions et de produits dérivés ont augmenté en raison de la volatilité provoquée par le conflit au Moyen-Orient, tandis que les principaux indices boursiers nord-américains sont demeurés près de leurs sommets historiques, ce qui a également soutenu les volumes de négociation et d’émission d’actions », souligne Morningstar DBRS.
Parallèlement, la valeur des transactions obligataires sur le marché intérieur a augmenté de 11 % au premier semestre.
« Nous nous attendons à ce que la dynamique observée dans les activités de négociation se poursuive au second semestre de 2026, alors que la volatilité devrait demeurer élevée », commente Morningstar DBRS.
Outre la vigueur des activités de négociation, les revenus provenant des services de souscription et des services-conseils ont eux aussi atteint des niveaux records, progressant de 28 % au premier semestre comparativement à la même période de 2025. Par rapport au second semestre de 2025, toutefois, ces revenus n’ont augmenté que de 2 %.
Les perspectives des banques d’investissement sont toutefois plus incertaines, laisse entendre le rapport.
« Même si les revenus de banque d’investissement ont été robustes, nous soulignons qu’ils peuvent être très imprévisibles et irréguliers, particulièrement à mesure que la taille moyenne des opérations de fusion et acquisition augmente », peut-on lire dans le rapport.
« Par ailleurs, les opérations de taille plus modeste dans le marché intermédiaire continuent de subir les effets défavorables de l’incertitude persistante entourant les droits de douane », précise-t-il.