Une boussole grise avec une flèche bleue pointant vers le mot « VISION » en 3D. Illustration symbolique de l’orientation et de la vision d’avenir.
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Un quart des Canadiens s’attendent à tirer l’essentiel de leurs revenus de retraite de leur épargne personnelle. Pourtant, seulement 15 % en vivent réellement le moment venu, selon une analyse du régime des CAAT (Collèges des arts appliqués et de technologie), qui regroupe près de 800 employeurs de divers secteurs et 125 000 participants au pays.

Pour financer leur retraite, 58 % des répondants s’appuient surtout sur les régimes publics comme le Régime de pensions du Canada et la Sécurité de la vieillesse, ainsi que sur les régimes de leur employeur, révèle l’étude, qui s’appuie sur les résultats d’un sondage mené auprès de quelque 3000 Canadiens.

Pour les personnes qui ont accès à un régime de retraite, les prestations déterminées représentent près de la moitié (48 %) des revenus de retraite.

L’étude suggère que certains travailleurs sous-estiment l’importance que ces revenus pourraient prendre dans leur budget une fois à la retraite. En moyenne, un retraité bénéficiant d’un régime à prestations déterminées perçoit 43 967 $ par an à ce titre et son revenu annuel total dépasse de plus de 33 000 $ celui d’un retraité sans régime (85 735 $ contre 52 570 $), selon le rapport.

Près de la moitié (49 %) des répondants craignent d’épuiser leur épargne durant leur retraite et beaucoup redoutent que l’inflation vienne gruger leur pouvoir d’achat.

Cette anxiété pousse plusieurs travailleurs à repousser leurs projets de retraite, une solution privilégiée par rapport à celle qui consiste à devancer l’épargne. L’étude révèle ainsi un écart moyen de sept ans entre l’âge idéal de départ à la retraite (60 ans) et celui auquel les répondants s’attendent réellement à quitter le marché du travail (67 ans).

Par ailleurs, plus de huit répondants sur dix affirment qu’ils seraient prêts à accepter un emploi offrant un régime de retraite. Selon l’étude, les répondants qui bénéficient d’un régime d’employeur sont près de quatre fois plus susceptibles que les autres d’utiliser un éventail complet d’outils d’épargne (REER, CELI, comptes non enregistrés). À l’inverse, 38 % des personnes sans régime n’épargnent pas du tout en prévision de leur retraite.

« Les Canadiennes et Canadiens s’efforcent de prendre de bonnes décisions financières, mais beaucoup restent inquiets quant à leur retraite », souligne Kevin Fahey, chef de la direction par intérim et chef des placements du Régime des CAAT.

Il estime que le système de retraite fait peser de plus en plus sur les individus le fardeau de prendre des décisions financières complexes et de gérer les risques à long terme. « Même les personnes qui épargnent et planifient activement peuvent avoir du mal à gérer tout cela avec confiance au fil du temps », déclare-t-il.

Selon lui, les résultats de l’étude montrent que les Canadiens recherchent davantage de prévisibilité et de clarté en matière de retraite, ainsi que des solutions plus simples à comprendre et à mettre en œuvre.