Plusieurs flèches métalliques convergent vers une cible circulaire, symbolisant la concentration et l’atteinte d’objectifs.
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La Banque du Canada a indiqué dans un nouveau rapport que son régime flexible de ciblage de l’inflation et sa cible de 2 % bénéficient d’un large soutien.

La banque centrale a consulté les parties prenantes et la population dans le cadre du processus de renouvellement de son entente sur le cadre de politique monétaire avec le gouvernement fédéral, qui a lieu tous les cinq ans.

« C’était important pour nous d’entendre les Canadiennes et Canadiens, parce que l’inflation et les décisions relatives aux taux d’intérêt ont un impact direct sur leur quotidien », a mentionné jeudi le gouverneur Tiff Macklem dans un communiqué.

Cette révision intervient après la flambée de l’inflation en 2022, qui a vu le taux annuel atteindre 8,1 %, son plus haut niveau depuis 39 ans. Bien que le rythme de hausse des prix se soit normalisé depuis lors, la hausse des prix a eu des répercussions négatives.

La banque centrale a mentionné que de nombreux Canadiens ont exprimé leurs inquiétudes concernant le coût élevé de la vie et l’accessibilité au logement, tout en soulignant qu’une communication claire sur les informations utilisées pour prendre les décisions relatives aux taux d’intérêt était essentielle pour renforcer la confiance.

Dans le cadre de cet examen, la banque centrale a organisé des réunions avec des personnes de partout au pays ainsi qu’avec des économistes du secteur privé, des groupes de réflexion et des défenseurs des consommateurs.

« Les personnes ayant participé aux conversations avec le public ne souhaitaient pas que les prix augmentent davantage et considéraient que des taux d’intérêt plus élevés aggravaient leurs difficultés liées au coût de la vie », indique le rapport.

« Elles ont également exprimé une nette préférence pour la prévisibilité des changements de taux d’intérêt. Elles préféreraient des changements progressifs, plutôt que radicaux, des taux, car elles recherchent surtout la stabilité et la prévisibilité pour gérer leurs finances », est-il précisé.

Le rapport souligne que de nombreux Canadiens n’avaient pas l’impression que l’indice des prix à la consommation correspondait à leur propre expérience lorsqu’ils faisaient leurs courses.

« Le décalage entre les données officielles et la réalité quotidienne des gens a entraîné une baisse de confiance à l’égard de l’IPC — et, par extension, de la Banque — puisque ces données orientent les décisions relatives au taux directeur », affirme le rapport.

« Les groupes de consommateurs et d’entreprises ont encouragé la Banque à adapter ses communications pour mieux refléter les expériences vécues par les ménages et les petites et moyennes entreprises », est-il ajouté.

L’accord actuel entre la Banque du Canada et le gouvernement fédéral fixe un objectif d’inflation de 2 %, dans une fourchette comprise entre 1 % et 3 %.

Dans un discours prononcé à la fin de l’année dernière, le gouverneur Tiff Macklem s’est montré inébranlable dans son engagement envers l’objectif d’inflation flexible de la banque centrale, le qualifiant de plus efficace et de plus durable que tout ce qui avait été mis en place auparavant.