Image de la Caisse de dépôt et placement à Montréal.
Crédit : La CDPQ

La Caisse a généré un rendement de 9,3 % en 2025, inférieur à l’indice de référence auquel elle se compare.

Ce portefeuille de référence a enregistré un rendement de 10,9 % en 2025, selon les résultats de la Caisse dévoilés le 25 février.

Le rendement du bas de laine des Québécois se trouve ainsi sous son indice de référence dans la plupart de ses classes d’actifs en 2025.

Les marchés boursiers, les placements privés, l’immobilier et les infrastructures ont tous affiché une progression inférieure à leur indice de référence en 2025. Les obligations ont fait bande à part, en surpassant l’indice.

« Oui, ça saisit quand on le regarde, admet le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse. On voit qu’on n’est pas les seuls (régimes de retraite dans cette situation). »

« Au niveau de la valeur ajoutée négative, je ne suis pas du tout préoccupé », enchaîne-t-il.

La Caisse doit diversifier son portefeuille pour réduire son risque et passer à travers les différents cycles du marché, souligne Charles Emond. « Ça, c’est ce qu’on vise pour que les régimes restent en santé chaque année. »

Il donne l’exemple des investissements historiques pour les producteurs d’énergie, en raison de l’engouement pour l’intelligence artificielle. Cette tendance a soutenu les rendements de l’indice de référence en infrastructure.

Or, le portefeuille de la Caisse est plus diversifié dans le but de réduire sa volatilité, explique le PDG.

La Caisse a surpassé son indice sur un horizon de cinq ans et dix ans. Sur cinq ans, l’institution a obtenu un rendement annuel de 6,5 %, comparativement à 6,2 % pour l’indice. Sur dix ans, le rendement annuel a atteint 7,2 %, mieux que l’indice à 6,9 %.

Le portefeuille immobilier a continué de traîner de la patte. Il a affiché un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice.

Charles Emond répond que l’industrie « est en transition profonde » depuis cinq ans. Il souligne que la Caisse a fait des changements de près de 50 milliards de dollars (G$) à son portefeuille pour s’adapter.

La Caisse a également cessé d’être un gestionnaire de propriétés, « un tout autre métier qu’être investisseur ». L’intégration de la filiale immobilière Ivanhoé Cambridge est également terminée.

« Maintenant que c’est intégré, c’était notre première année en 2025. Ce que je voulais voir, c’est des progrès et on l’a constaté », affirme le PDG.

Les charges d’exploitation de la Caisse ont diminué en 2025 pour s’établir à 0,21 %. Ce ratio a été de 0,23 % en 2024 et de 0,26 % en 2023.

Au 31 décembre 2025, son actif sous gestion a atteint 517 G$.