En marge de l’assemblée annuelle du conglomérat, jeudi, à Montréal, M. Desmarais a estimé que le Québec avait « tourné la page » sur cette question le soir du 4 avril dernier, ce qui explique la cuisante défaite du Parti québécois (PQ).

Fédéraliste avoué, M. Desmarais a dit que le signal envoyé à l’occasion du dernier scrutin devrait rassurer les investisseurs, même si le nouveau gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard aura fort à faire pour redorer le blason de la province dans le reste du Canada et dans le monde.

En point de presse, il a notamment fait référence aux « carrés rouges » de la crise étudiante du printemps 2012, au projet péquiste de charte des valeurs québécoises ainsi qu’aux nombreux dossiers entourant la Commission Charbonneau.

M. Desmarais a cependant prévenu que la situation économique de la province ne changera pas du jour au lendemain, affirmant qu’il revenait au gouvernement en place à mettre de l’avant les politiques nécessaires afin de stimuler la croissance.

À ses côtés, son frère Paul Desmarais fils, également codirigeant de Power Corporation, a indiqué qu’il s’attendait à une augmentation des investissements puisqu’un « voile » avait été levé sur « l’incertitude » le 4 avril dernier.