Pour la première fois, les femmes au Royaume-Uni sont plus nombreuses à envisager de consulter un professionnel de la finance, selon une étude d’une firme de services financiers britannique. Mais le sentiment d’insécurité financière persiste chez les sujettes de Sa Majesté.
Au pays de la City, une épargnante sur cinq (20 %) affirme être susceptible de consulter un conseiller en sécurité financière, contre 19 % chez les hommes, indique la firme Continuum, qui a sondé 2000 adultes britanniques en décembre 2025.
L’étude montre que 75 % des hommes sont peu susceptibles de consulter un conseiller, comparativement à 69 % des femmes. Ces dernières sont plus nombreuses à demeurer indécises : 11 % ne savent pas si elles consulteraient, contre 6 % de leurs compatriotes masculins.
Les résultats révèlent une avancée chez les femmes par rapport aux résultats de juin 2024, où seulement 14 % d’entre elles prévoyaient demander des conseils financiers professionnels, comparativement à 15 % des hommes.
Toutefois, malgré ce progrès, les répondantes disent se sentir moins en sécurité financièrement que les hommes (43 % contre 49 %).
D’autres recherches montrent que les femmes sont plus nombreuses à s’inquiéter de leur autonomie financière à la retraite. Seulement 40 % se disent confiantes à l’égard de leur planification, contre 46 % des hommes. Il faut dire que l’écart est important au Royaume-Uni à ce chapitre, les femmes britanniques prenant leur retraite avec en moyenne trois fois moins d’épargne privée que les hommes.
Sur le terrain, la conseillère Erin Rigault constate une augmentation du nombre de femmes qui s’intéressent aux conseils financiers depuis quelques années au Royaume-Uni. Elle observe aussi des particularités dans leur approche.
« Lorsqu’elles commencent à obtenir des conseils financiers professionnels, les clientes s’y investissent réellement. Elles apprécient le fait de réfléchir et d’échanger avec un professionnel de confiance. Elles trouvent rassurant de collaborer plutôt que de prendre seules des décisions financières », explique-t-elle.
Des recherches antérieures de Continuum montrent que les femmes recherchent souvent des qualités différentes chez un conseiller. Elles souhaitent trouver en priorité la confiance et la crédibilité (52 %), ainsi qu’un service personnalisé (33 %), devant l’expertise et les qualifications, des critères davantage privilégiés par les hommes.
La tendance observée au Royaume-Uni trouve un écho de ce côté de l’Atlantique. Selon une étude récente de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI), les Canadiennes accordent une grande importance à la qualité de la relation. Lorsqu’elles font appel à des conseillers, elles s’attachent d’abord aux rendements, à un langage clair et accessible, ainsi qu’au respect et à la prise en compte de leurs objectifs de vie.