Concept avec beaucoup de questions, l’éducation.
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Samsung Electronics a vu son titre reculer fortement après la publication de résultats préliminaires pour le deuxième trimestre. L’action a chuté de 6,9 % le 7 juillet à la Bourse de Corée et terminait la semaine en baisse de 7,9 %.

Cette réaction est survenue malgré ce qui s’annonce comme un trimestre record, le bénéfice d’exploitation étant environ 19 fois supérieur à celui enregistré un an plus tôt. Étant donné le rôle de Samsung comme baromètre des dépenses en infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA), ce repli a alimenté les interrogations quant à l’appétit des investisseurs pour ce thème.

« L’annonce en elle-même était positive », affirme Kathrin Forrest, directrice des placements en actions chez Capital Group, à Toronto.

En entrevue le 8 juillet, elle a indiqué que cette correction s’explique surtout par un phénomène de « acheter la rumeur, vendre la nouvelle », plutôt que par un changement de sentiment à l’égard du secteur de l’IA.

« Beaucoup d’optimisme était déjà intégré au cours de l’action avant la publication des résultats », dit-elle.

Malgré ce recul, le titre de Samsung affiche toujours un gain de 138 % depuis le début de l’année.

SK hynix, l’un des plus importants fabricants mondiaux de puces mémoire et fournisseur clé de l’industrie de l’IA, a également subi les contrecoups du mouvement. En milieu de semaine, son action avait cédé jusqu’à 14 % par rapport à son récent sommet avant de récupérer une partie du terrain perdu pour terminer la semaine en baisse de 10,1 %.

Les deux sociétés font partie de ce que Capital Group appelle les « Emergent Seven » dans ses Perspectives de mi-année 2026. Selon le rapport, « les sept plus importantes sociétés de l’indice MSCI Emerging Markets sont toutes des entreprises technologiques et représentent 36 % de l’indice. Leur capitalisation boursière et leurs valorisations demeurent toutefois inférieures à celles de plusieurs de leurs homologues américaines. »

Pour Capital Group, ce groupe illustre le déplacement de la croissance vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée dans les marchés émergents.

La mémoire devient un enjeu stratégique

Selon Kathrin Forrest, les puces mémoire occupent désormais une place centrale dans le développement de l’IA.

« À mesure que l’on passe de l’entraînement des modèles d’IA à leur inférence, les besoins en mémoire augmentent considérablement. C’est ce qui explique la forte hausse de la demande et l’important carnet de commandes de SK hynix et de Samsung Electronics », souligne-t-elle.

L’inférence constitue désormais l’un des principaux thèmes d’investissement liés à l’IA, puisqu’elle devrait générer une valeur économique croissante à mesure que les modèles deviennent plus performants.

Diversifier au-delà des géants américains

L’enthousiasme suscité par l’IA a entraîné une concentration exceptionnelle des marchés boursiers. Les « Sept Magnifique » représentent environ le tiers de la capitalisation du S&P 500. Selon les Perspectives de mi-année de J.P. Morgan, entre 65 % et 80 % des gains de l’indice depuis le lancement de ChatGPT sont attribuables au thème de l’IA.

Kathrin Forrest estime toutefois que les occasions d’investissement ne se limitent plus aux grands noms américains.

« Nous continuons de voir des possibilités liées au déploiement des infrastructures d’IA. Mais il faut aussi reconnaître que le leadership boursier évolue avec le temps. Les entreprises qui dominent aujourd’hui ne seront pas nécessairement celles qui domineront dans plusieurs années. Les transformations technologiques créent constamment de nouvelles occasions », affirme-t-elle.

SK hynix a d’ailleurs reçu une bonne nouvelle le 10 juillet en réalisant une inscription au Nasdaq de 265 milliards de dollars américains au moyen de certificats américains de dépôt (ADR) adossés à de nouvelles actions. Il s’agit de la plus importante émission d’actions étrangères jamais réalisée aux États-Unis.