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La santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) est, pour plusieurs, un élément important auquel on doit s’intéresser.

Une analyse récurrente

La firme Normandin Beaudry, un chef de file en rémunération globale au Canada, publie régulièrement une étude de la santé des régimes de retraite à prestations déterminées. Cette analyse, l’Indice Normandin Beaudry sur la situation financière des régimes de retraite peut être consultée ici et présente des résultats au 30 juin 2026.

Fait intéressant, on y présente, en plus d’un indice sur la solvabilité, un indice sur la capitalisation. On se rappellera qu’une évaluation actuarielle sous base de capitalisation (parfois appelée base de continuation) présume la très longue survie d’un régime à prestations déterminées tandis qu’une évaluation actuarielle sous base de solvabilité vient, en quelques sortes, simuler une fin de régime à une date donnée. C’est cette dernière base, celle de solvabilité, qui pourrait affecter les participants qui choisiraient de transférer leurs droits d’un régime PD dans un véhicule immobilisé (un CRI par exemple) au moment de la retraite.

Un régime capitalisé à 100 % implique que celui-ci détient les actifs nécessaires, avant les réserves de stabilisation, pour faire face à ses obligations, c’est-à-dire verser les promesses de rentes faites au fil des ans.

Résultats au 30 juin 2026

Ils résument ainsi les résultats de leur propre étude :

  • « Degré de capitalisation moyen : 132 % au 30 juin 2026, en hausse de 3 % au cours du deuxième trimestre et est stable depuis le début de l’année »
  • « Degré de solvabilité moyen : 121 % au 30 juin 2026, en hausse de 5 % au cours du deuxième trimestre et en hausse de 3 % depuis le début de l’année »

En plus du taux moyen de capitalisation, leur analyse présente également les taux se situant au 25e et au 75e rang centile. Finalement, on notera qu’ils présentent également une analyse distincte pour les régimes municipaux et universitaires du Québec.

En conclusion

Évidemment il s’agit ici de résultats établis pour la moyenne des régimes observés, mais avec de tels degrés, on peut conclure que la situation est généralement très positive pour les régimes. En observant le graphique qui apparaît dans l’analyse principale (celle portant sur les régimes du secteur privé), on remarque que même pour le 25e rang centile (le régime pour lequel 75 % des régimes sont en meilleure santé financière) le taux se situe légèrement sous la barre des 120% de degré de capitalisation, ce n’est pas rien !

Il s’agit d’excellentes nouvelles, oui pour les promoteurs de ces régimes, mais surtout pour les participants !

Martin Dupras, a.s.a., Pl.Fin., M.Fisc, ASC
Fellow de l’Institut de planification financière
ConFor financiers inc.
Juillet 2026