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La Banque du Canada prévoit que les trimestres de vache maigre sont terminés au Canada et que nous pouvons nous attendre à une croissance économique de 1,3% durant l’été et de 3,0% dès l’automne à un rythme annualisé.

Dans la dernière édition de son Rapport sur la politique monétaire, la Banque rappelle toutefois que la reprise sera lente et modeste. L'institution canadienne est beaucoup plus optimiste que dans son dernier Rapport, publié en avril dernier, dans lequel elle prédisait un recul de 1,0% pour le troisième trimestre.

« L'économie étant soutenue par l'amélioration des conditions financières et le niveau plus élevé que prévu de la confiance des entreprises et des consommateurs, le ralentissement de l'activité au premier semestre de l'année a été moins marqué, et l'on s'attend maintenant à ce que la croissance redevienne positive au troisième trimestre », peut-on lire dans le Rapport.

En effet, un devancement dans les dépenses des ménages par rapport aux prévisions originales serait venu modifier le profil de croissance de la Banque au cours de la période de projection. Elle entrevoit notamment que le volume des exportations se redressera au cours des prochains mois sous l'effet d'un raffermissement de la demande extérieure lié en partie à la reprise de la production de véhicules automobiles en Amérique du Nord et à un regain de l'activité dans le secteur américain du logement.

La Banque du Canada ne craint pas qu'une vague de déflation s'abatte sur l'économie canadienne. En effet, l'inflation mesurée par l'IPC global devrait diminuer encore au troisième trimestre de 2009 et toucher un creux de -0,7 %, avant de retourner à la cible de 2 % au deuxième trimestre de 2011.

Gare aux risques

La Banque prévient toutefois qu'une reprise trop rapide comporte également sa dose de risques. En effet, le récent regain de confiance des consommateurs, combiné à l'amélioration de la situation financière, pourrait entraîner une baisse de l'épargne de précaution, une croissance plus vive et un retour de l'inflation plus rapide que prévu à la cible de 2 %.

De plus, la restauration de conditions financières normales pourrait être plus graduelle qu'anticipé et on ne peut exclure que de nouveaux revers ne frappent l'économie canadienne, provoqués par des pertes inattendues subies par les institutions financières ou par une aggravation des préoccupations au sujet des déséquilibres du compte courant et des déséquilibres budgétaires.

Selon la Banque, de tels événements pourraient avoir de profondes répercussions au Canada, où les dommages se propageraient par la voie des échanges commerciaux, des liens financiers et de la confiance. Une vigueur et une volatilité accrues du dollar canadien pourraient également freiner l'expansion et exercer une pression supplémentaire à la baisse sur l'inflation.

 Photo Stock Exchange

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