Travailler ou pas : là n'est pas la question

Maud Salomon, représentante en épargne collective chez Mica Capital à Granby, a beau avoir profité du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) durant son premier congé de maternité, elle n’a pas chômé pour autant. Même durant les moments où elle a coupé les communications avec ses clients, elle continuait à développer ses affaires : « J’ai été active sur le plan du développement de ma notoriété. J’ai découvert que les gens voulaient de l’information et j’ai donc été plus active sur mon site Internet, sur mon blogue et je me suis permis de créer un site dédié aux régimes enregistrés d’épargne-études, le Reee.ca. Ce sont des choses qui m’apportent encore des clients aujourd’hui, alors que je suis en congé de maternité pour mon deuxième. »

Même si elle n’a pas eu de contacts ses clients durant son congé, Valérie Blais, planificatrice financière chez BMO Investissements à Saint-Jean-sur-Richelieu, a quand même interrompu son congé afin de revenir travailler durant la période des REER. « Ça a été très bon pour moi de revenir durant la période des REER », dit celle qui est en partie rémunérée à commission.

Retour en lionne

Bien que son équipe l’a suppléée durant son congé, Valérie Blais a tout de même connu un manque à gagner de 40 % sur ses commissions dans les mois suivant son retour au bureau : « Il y a plein de transactions qui attendent, ce qui crée beaucoup de mouvement dès le retour. Il faut aussi faire la vente de nouveaux fonds et recréer un portefeuille de nouveaux investissements que peuvent faire les clients. Ça nécessite de la patience pour recréer ces occasions, comme lors d’une vente d’entreprise ou d’immeuble. Ça peut demander de trois à six mois avant de revoir un volume plus normal. »

Annick Légaré, qui est revenue au travail en pleine tourmente financière au mois de septembre 2008, a dû rencontrer un maximum de client en peu de temps pour les rassurer et les aviser qu’elle était de retour. « Il faut mettre des bouchées doubles pour revoir nos clients. Pour moi, ça a été une belle expérience. »

Même au retour, Caroline Béchard a tout de même compris qu’elle devrait continuer de gérer les attentes de ses clients : « Mes clients ont accepté que je ne puisse plus aller les voir chez lui à la maison le soir. Cette contrainte m’a rendue très efficace. Tout était très organisé. »

Photo Bloomberg