écran avec chiffres de la bourse
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Le vice-président principal et économiste en chef d’iA Groupe financier estime en fait que, même si on devrait continuer à vivre de la volatilité sur les marchés boursiers durant les premiers mois de 2019, les actions devraient reprendre leur progression durant l’année.

« En l’absence de récession, le marché tend à récupérer assez rapidement les pertes subies, indique-t-il dans un podcast diffusé le 4 janvier dernier. En 1962, le marché avait perdu 28 % en l’espace de six mois. Il a pris huit mois pour reprendre ses pertes. En 1966, la correction était de 20 % et le marché a pris cinq mois à récupérer. Lorsqu’il n’y a pas de récession, on est surpris par le court délai nécessaire pour reprendre les pertes. Par contre, en cas de récession, on parle plutôt d’années qui sont nécessaires pour récupérer une perte plus sévère (34 % en moyenne). Cela dit, je rappelle qu’une perte reste une perte sur papier tant qu’on n’a pas vendu son titre. »

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Clément Gignac rappelle aussi aux investisseurs que le plus grand risque auquel ils font face est le risque de longévité : « C’est un risque plus important que le prochain tweet de monsieur Trump. Les gens ont tendance à jeter la serviette et à acheter un certificat de placement garanti (CPG). (…) Je n’ai pas de boule de cristal pour dire exactement quels seront les rendements en 2019, mais je crois qu’ils seront positifs. »

Il invite donc les clients à être patients en leur rappelant que l’alternative, soit investir dans des produits de revenu fixe comme des obligations gouvernementales, risque de les faire passer à côté d’une remontée du côté des action, et ce, surtout du côté des marchés d’outre mer.

«  Le marché américain se transige à 14 fois les profits prévus. Les marchés outremer se transigent à 11 fois et demi les profits prévus, soit à 80 % des multiples quand la moyenne est normalement à 90 %. Oui, Wall Street va récupérer ses pertes, mais on ne verra pas une croissance de 20 % des bénéfices, je vise plutôt entre 4 et 5 % alors que le consensus des analystes et à 8 % pour 2019. Je m’attends à ce que les marchés d’outremer livrent une meilleure croissance des bénéfices que ceux des États-Unis. »

Il ajoute d’ailleurs que « si le dollar américain commence à souffrir, ce sera une bonne idée de surpondérer en marchés d’outremer ». Quant au Canada, où le marché se transige à 12 fois les profits prévus, Clément Gignac souligne l’attrait du secteur bancaire : « Le secteur bancaire canadien est peu cher et le rendement du dividende est intéressant ».