Concentration géographique

Notre graphique représente l’«Indice de concentration géographique» (ICG) calculé par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

L’ICG illustre l’importance d’un secteur d’activité économique par rapport à l’économie en général. L’ICG mesure la contribution d’une industrie provinciale au PIB canadien, relativement à la taille de la province dans l’économie canadienne.

Cette mesure permet d’apprécier l’importance de la contribution de l’industrie financière d’une région par rapport à l’en-semble de l’économie.

Nous avons choisi ici d’illustrer la place du Québec au Canada pour 2012, l’année la plus récente pour les données canadiennes.

En 2012, l’indice québécois s’établissait à 0,93, ce qui signifie que la contribution du Québec au PIB canadien de l’industrie des services financiers était moindre que celle de l’économie québécoise dans son ensemble. L’Ontario avait un indice de concentration géographique de 1,38, et la Colombie-Britannique, de 0,88, s’approchant de la contribution québécoise. L’Alberta, avec un ICG de 0,59, était en queue de peloton.

Quant aux données québécoises, les plus récentes datent de 2010. Elles illustrent l’importante concentration de l’assurance à Québec : ce seul secteur, pour cette seule région, contribue au tiers du PIB québécois dans le secteur Finance et Assurance.

L’Ontario contre la Grande Allée

Malgré son déclin, l’Ontario reste le chef-lieu de la finance canadienne. En effet, alors qu’elle représentait 51 % du PIB canadien de l’industrie financière en 2007, elle affichait une part de 49 % en 2012.

Les services d’investissement financier et la gestion de portefeuille sont plus fortement touchés par l’effondrement boursier des dernières années, qui a entraîné le fort déclin du PIB de l’industrie financière depuis 2007.

Ainsi, le PIB de ce secteur a diminué de 6,7 % au Canada de 2007 à 2011, «comparativement à des baisses de 16,1 % en Colombie-Britannique, de 12,7 % au Québec et de 5,5 % en Ontario», indique l’ISQ. En Alberta, ce secteur a pour l’essentiel perdu tout ce qu’il avait acquis depuis 2007.

Le PIB de l’industrie des services financiers du Québec a augmenté plus faiblement de 2007 à 2012 que celui de l’ensemble des industries de services de la province, avec une hausse de 3,2 %, par rapport à 8,2 %.

Si on se penche sur l’ICG pour les régions métropolitaines de recensement québécoises, l’importance relative de la région de Québec est énorme : l’ICG des sociétés d’assurance, de 3,25, est trois fois plus élevé que celui de Montréal, qui était de 0,94 en 2010.

Cette importance du secteur permet d’ailleurs à l’industrie financière de la ville de Québec, avec un ICG de 1,20, de se rapprocher de celle de l’Ontario, qui affiche un ICG de 1,37.