Image de la Caisse de dépôt et placement à Montréal.
Crédit : La CDPQ

Malgré l’instabilité géopolitique mondiale, La Caisse a poursuivi, et même rehaussé puisqu’elle avait atteint ses cibles plus tôt qu’attendu, ses ambitions en matière d’investissement durable, selon le Rapport d’investissement durable qui souligne les résultats obtenus au cours de l’année 2025.

« L’année 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille en matière d’investissement durable. Nous avons été témoins de nombreuses remises en question des engagements climatiques et sur les questions sociales. Mais pas à La Caisse. Et on peut en être fiers : nous avons gardé le cap sur nos convictions, malgré ces vents de face qui ont gagné en puissance », mentionne Charles Emond, président et chef de la direction de La Caisse.

Selon sa stratégie climatique 2025-2030 dévoilée en juin 2025, La Caisse s’était fixé pour cible 400 milliards de dollars (G$) en action climatique afin d’accélérer la décarbonation des entreprises et de l’économie.

Au 31 décembre, soit six mois plus tard, les investissements de La Caisse en action climatique s’élevaient déjà à 226 G$, comparativement à 158 G$ à la fin de 2024. À noter que La Caisse a également fait des gains sur plusieurs aspects sociaux et de gouvernance durant la dernière année.

Avec pour objectif à long terme, un portefeuille net-zéro d’ici 2050, La Caisse cherche à soutenir la transition de l’économie réelle vers une plus grande résilience climatique. Pour cela, elle investit dans des actifs sobres en carbone, des solutions d’adaptation ou de résilience, des solutions fondées sur la nature et des facilitateurs de solutions climatiques et appuie des sociétés qui ont des plans clairs de décarbonation.

La Caisse a ainsi investi 156 G$ dans des sociétés dotées de cibles de décarbonation, 70 G$ en solutions climatiques, dont 65 G$ en actifs sobres en carbone, incluant près de 20 G$ au Québec.

Au niveau social, La Caisse veut favoriser l’inclusion et la diversité des perspectives autant dans ses rangs que chez ses gestionnaires externes, ses partenaires et ses sociétés en portefeuille. Pour cela, elle inclut des critères sociaux exigeants, incluant l’adoption de pratiques fiscales justes, dans l’analyse de chaque occasion d’investissement.

Désormais, 48 % de ses talents et 43 % des membres du conseil d’administration sont des femmes, 28 % de ses talents s’identifient comme minorités visibles, minorités ethniques ou Autochtones. Parmi ses sociétés publiques en gestion active, 76 % comptent au moins 30 % de femmes dans leur conseil d’administration.

Quant au critère de la gouvernance, La Caisse indique avoir optimisé ses structures et revu ses processus afin de gagner en efficacité et soutenir sa performance.

Concrètement, La Caisse a accompagné 12 sociétés québécoises dans l’intégration de la durabilité à leur stratégie d’affaires et mené des échanges avec 451 entreprises en portefeuille sur des enjeux tels que l’intelligence artificielle et les droits de la personne. Elle a également exercé son droit de vote sur 32 169 résolutions lors de 3 052 assemblées d’actionnaires, afin de faire valoir ses convictions en matière d’investissement durable. Enfin, elle s’est opposée à la reconduction d’administrateurs dans 35 sociétés en raison de leur inaction face aux enjeux climatiques.

Lors du concours du meilleur rapport de durabilité de Finance Montréal, présenté le 17 mars dernier à Montréal, La Caisse a dominé le classement du secteur financier non bancaire, pour la clarté et la structure de son rapport, ainsi que pour la pertinence de ses indicateurs de gouvernance.

« Comme investisseur de long terme, nous devons prendre de la hauteur et analyser la tendance de fond au-delà des soubresauts à court terme. Comme gestionnaire de l’épargne de 6 millions de Québécois, nous voulons générer de la performance, tout en faisant ce qui est responsable pour les prochaines générations », rappelle Charles Emond.

« Dans un environnement en profonde mutation, notre responsabilité, comme investisseur de long terme, est d’agir de manière concrète. À La Caisse, cette réalité nous appelle à faire progresser nos pratiques avec rigueur et pragmatisme, afin d’intégrer pleinement la durabilité au cœur de notre métier d’investisseur », complète Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef, Infrastructures et Investissement durable de La Caisse.