Les stratégies d’investissement des family offices évoluent alors que les jeunes générations et leurs nouvelles priorités prennent davantage d’importance, relève une nouvelle recherche d’Ocorian, un fournisseur mondial spécialisé de services destinés aux particuliers fortunés et aux family offices.
Près de quatre répondants sur cinq (79 %) constatent une participation accrue des jeunes générations à l’élaboration et à la révision des stratégies d’investissement, tandis que 97 % observent des priorités différentes de celles des fondateurs.
L’étude menée auprès de membres de familles et de dirigeants travaillant pour des family offices représentant un patrimoine total de 119,37 milliards de dollars dans 16 pays ou territoires met également en lumière des préoccupations liées à la planification de la relève.
Près d’un family office sur huit (12 %) ne constate pas de succession naturelle en matière de patrimoine et de leadership au sein de son organisation, tandis que la quasi-totalité (98 %) estime que davantage d’effort devrait être déployé en matière de planification de la relève.
« La planification de la relève est essentielle pour les family offices à mesure qu’ils se développent et arrivent à maturité, et il est dans une certaine mesure inévitable que les jeunes générations aient des points de vue et des approches différents en matière d’investissement par rapport aux fondateurs », commente Ginny Goh, directrice, clientèle privée chez Ocorian.
« À mesure que le patrimoine familial s’accroît et que ses priorités se diversifient, la nécessité de disposer d’un cadre structuré et prospectif en matière de succession devient encore plus cruciale », ajoute-t-elle.
L’étude met également en lumière des divergences entre les fondateurs et la nouvelle génération, notamment en ce qui concerne les marchés privés et les actifs numériques. Ainsi, 51 % des répondants estiment que les jeunes générations accordent une plus grande importance aux marchés privés, tandis que 42 % indiquent que les investissements dans les actifs numériques constituent une source de désaccord.
Par ailleurs, 39 % des sondés observent un intérêt accru des jeunes générations pour l’acquisition d’actifs physiques, tels que l’immobilier ou les avions privés, alors qu’un tiers (33 %) évoquent des divergences d’opinions sur les enjeux géopolitiques.
Selon 29 % des répondants, les jeunes générations ont généralement une plus grande tolérance au risque en matière d’investissement.