Le groupe de recherche d’Ottawa a indiqué vendredi que l’économie du Canada connaîtrait une croissance de 1,8 % cette année, soit une performance similaire à celle sans lustre de 2012, avant de passer à 2,5 % en 2014.
Il s’agit d’un sérieux changement par rapport à la prévision faite durant l’hiver, alors que le Conference Board annonçait des taux de croissance de 2,2 pour cent en 2013 et de 2,7 % l’an prochain.
D’autres prévisions se sont révélées moins optimistes, ces derniers mois. En avril, la Banque du Canada a revu sa prévision de croissance pour 2013, à 1,5 %, en baisse d’une moitié de point de pourcentage par rapport à sa précédente évaluation.
À l’instar de la Banque du Canada et d’autres pronostiqueurs du secteur privé, le Conference Board croit qu’il faudra attendre à l’année prochaine pour que l’économie américaine revitalisée redonne du souffle à celle du Canada, en faisant grimper les exportations et les prix des ressources naturelles.
Selon l’organisme, l’économie du Canada manque d’énergie cette année, la croissance étant freinée par la faiblesse des conditions économiques mondiales et par un secteur national en perte de vitesse, qui obtient peu de soutien de la part des gouvernements.
Les règles sur les prêts hypothécaires imposées par Ottawa vont se traduire cette année par une baisse de 2,5 % du prix des habitations, qui demeureront au même niveau en 2014, a affirmé le Conference Board.