BMO souligne que les attentes pour la croissance économique chinoise se situaient à 8 % pour l’année, mais, après quatre mois, la croissance devrait plutôt se chiffrer à 7,6 % ou moins.

« Cette situation met elle-même les produits de base canadiens sur le qui-vive », souligne Daniel Thériault, stratège en chef, BMO Banque privée Harris.

Plusieurs facteurs ont contribué à cette mollesse : la contraction de la production dans les usines, des politiques gouvernementales qui visent à réduire les dépenses ainsi que des contrôles exercés sur le secteur bancaire non officiel. De plus, le gouvernement chinois afficherait une tolérance à l’endroit d’une baisse du taux de croissance au moment où il souhaite restructurer son économie afin qu’elle se base davantage sur une consommation intérieure vigoureuse.

En conséquence, BMO Banque Privée Harris positionne ses portefeuilles en surpondérant les actions par rapport aux obligations : « L’échéance moyenne des obligations a été raccourcie délibérément dans nos portefeuilles au cours des derniers trimestres et le sera davantage, indique Daniel Thériault. Nous surveillons de près les actions de toutes les banques centrales, mais plus particulièrement celles de la Réserve fédérale américaine. »

Les États-Unis aussi au centre de la scène

En mai, la hausse du taux de rendement des obligations d’État américaines de 10 ans a étonné plusieurs observateurs. Au début du mois, le taux était de 1,66 %. À la fin du mois de mai, il s’établissait à 2,12 %.

« À l’exception d’un placement dans les liquidités (à l’heure actuelle, leur rendement réel est négatif), la meilleure stratégie de protection du capital consiste à détenir des titres de plus courte échéance et à coupon plus élevé. Voilà qui permet aux investisseurs de tirer parti d’occasions de réinvestissement attrayantes au fur et à mesure qu’elles se présentent », explique Daniel Thériault.