Un récent sondage mené auprès de nouveaux et de futurs parents au Canada met en lumière une « réalité polarisée » entre ceux qui sont financièrement prêts à agrandir leur famille et ceux qui ne le sont pas.
Une enquête menée en mars auprès de 579 Canadiens par Embark Student indique que 78 % des futurs parents se considèrent globalement prêts sur le plan financier à accueillir un enfant. Dans le détail, 54 % se disent « plutôt prêts » et 25 % « très prêts », tandis que 18 % se jugent « plutôt pas prêts » et 3 % « pas prêts du tout ».
Sur le plan régional, les répondants de la Saskatchewan et du Manitoba affichent le niveau de préparation financière le plus élevé (94 %), alors que ceux de l’Ontario présentent le plus faible (67 %).
Par ailleurs, une proportion plus élevée de femmes se disent très préparées financièrement (29 %) comparativement aux hommes (19 %). En revanche, davantage d’hommes affirment être « plutôt prêts » (62 %) que de femmes (47 %).
Priorité à la sécurité financière
Interrogés sur ce qu’ils feraient s’ils recevaient 2 500 $ demain, la majorité des nouveaux parents et futurs parents privilégient la sécurité financière plutôt que les dépenses immédiates :
- 22 % épargneraient cet argent de façon générale,
- 20 % rembourseraient des dettes,
- 18 % l’investiraient dans un REEE pour les études de leurs enfants,
- 13 % l’ajouteraient à leur fonds d’urgence,
- et 13 % le réserveraient pour les besoins essentiels du bébé.
Par ailleurs, 11 % consacreraient les fonds aux dépenses du ménage, et 4 % les dépenseraient immédiatement pour des articles essentiels pour bébé.
Un écart marqué dans l’épargne
Les données révèlent également un fossé clair entre les parents qui ont commencé à épargner pour l’avenir de leurs enfants et ceux qui ne l’ont pas encore fait :
- 36 % ont épargné 5 000 $ ou plus,
- 32 % n’ont pas commencé à épargner,
- 11 % ont accumulé entre 2 500 $ et 4 999 $,
- 14 % entre 500 $ et 2 499 $,
- 7 % moins de 500 $,
Par ailleurs, 33 % des répondants se disent pleinement confiants de pouvoir couvrir les coûts des études, « laissant la majorité anticiper des contraintes financières ou de l’incertitude », selon le rapport.
Des coûts mensuels élevés
Les dépenses mensuelles liées aux enfants sont importantes : 63 % des répondants indiquent dépenser entre 500 $ et 1 000 $ par mois.
Malgré ces pressions financières :
- 64 % des parents n’ont reçu aucun soutien financier de leur famille,
- 16 % reçoivent une aide continue,
- 64 % ont reçu un soutien ponctuel.
À la question de choisir entre 5 000 $ ou une semaine complète de sommeil ininterrompu, 84 % des répondants ont choisi l’argent, malgré la fatigue liée aux premières années de parentalité.
Le sondage a été réalisé en anglais et en français entre le 10 et le 15 mars auprès de 579 Canadiens membres du panel Angus Reid, âgés de 18 à 50 ans, qui sont parents ou futurs parents. 90 % des répondants avaient entre 30 et 45 ans. La marge d’erreur est d’environ ±4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.