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Les obligations canadiennes ont la cote

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Pendant que l'union européenne et les États-Unis jonglent avec des dettes qui plongent leurs économies respectives dans l'incertitude, la demande pour les obligations du Canada ne cesse de croître depuis le début de l'année. "La bonne santé relative du système monétaire canadien en est la raison déterminante", note d'entrée de jeu Scott Colbourne, gestionnaire principal de portefeuille chez Sprott Asset Management. La débâcle des économies européenne, américaine et japonaise a rendu la dette canadienne plus attrayante, précise-t-il.

En effet, les démocrates et les républicains se sont entredéchirés durant une bonne partie de l'été au sujet du relèvement du plafond de la dette. De leur côté, les pays de l'Union européenne cherchent un plan de sauvetage pour les pays qui perdent pied. Le Canada fait donc figure de lac paisible où les tempêtes se font rares. Parfaite recette pour attirer l'attention des investisseurs étrangers qui fuient l'incertitude.

"La perception du Canada à l'international est bonne. Le plan budgétaire canadien à moyen terme est considéré comme crédible" aux yeux des étrangers, indique Paul-André Pinsonnault, économiste principal à la Banque Nationale. "Sans affirmer que les obligations jouent le rôle de valeur refuge, elles sont pour les banques centrales et les investisseurs internationaux qui cherchent des produits sûrs plus intéressantes que celles de l'Europe ou des États-Unis."

crédibilité

Cependant, ce n'est pas l'unique facteur. "Le pays est stable sur le plan politique. Un gouvernement majoritaire, récemment élu, se trouve à sa tête. Le Canada est perçu par plusieurs comme le seul pays industrialisé à offrir un budget balancé aussi solide", indique Rémi Roger, vice-président et chef des titres à revenus fixes chez Seamark Asset Management. Qui plus est, "toutes les provinces suivent la voie du fédéral et offrent un plan budgétaire crédible" pour les prochaines années, ajoute-t-il.

Autant d'éléments qui expliquent l'intérêt étranger pour les titres canadiens au cours des derniers mois. Selon les données les plus récentes de Statistique Canada, les titres canadiens atteignaient 15,4 G$ en mai. De ce montant, les obligations canadiennes représentaient à elles seules 11,1 G$.

Les investissements étrangers se concentrent presque exclusivement dans les obligations émises par les administrations publiques et leurs sociétés. Toujours selon les données de Statistique Canada, les obligations du gouvernement fédéral totalisaient près de la moitié des investissements au cours des derniers mois. Le reste était réparti entre les obligations provinciales et les obligations des entreprises publiques fédérales.

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