Taux d'intérêt : le talon d'Achille des assureurs
10.02.2012 - 16:10 - Finance et Investissement
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L'évolution des taux d'intérêt à long terme sera le principal facteur qui influencera le prix des actions des assureurs canadiens, prévoit Valeurs mobilières Desjardins (VMD).
Jeudi, Manuvie et la Great-West publiaient leurs résultats financiers du quatrième trimestre de 2011. Alors que la première affichait une perte de 69 M$ et la seconde enregistrait un gain de 624 M$, leurs résultats respectifs n'influenceront pas autant le prix de l'action que la faiblesse actuelle des taux d'intérêt à long terme ou la volatilité sur les marchés financiers, selon les analystes de VMD Michael Goldberg et Stefanie Lau.
Au quatrième trimestre, Manuvie devait affronter plusieurs vents contraires, selon les analystes : notamment, le départ annoncé du chef de la direction financière, des coûts de restructuration élevés et l'augmentation des dépenses asiatiques. En raison de ces difficultés, les analystes ne s'attendent pas à ce que le titre de Manuvie affiche un rendement élevé. Au contraire, il a plus de chance de se retrouver sur la touche.
Ces vents contraires ne limitent toutefois pas la capacité de l'assureur de générer des gains à long terme durable. En effet, il n'est pas dit que ces turbulences continueront de nuire indéfiniment à l'assureur. « Comme les autres compagnies d'assurance vie, les perspectives de la Financière Manuvie demeure dépendante des conditions des marchés financiers. L'assureur est bien pourvu en réserves, est bien capitalisé et a fortement réduit sa sensibilité aux variables du marché, qu'il ne peut pas contrôler », lit-on dans une note envoyée à des clients.
Great-West
Quant à la Great-West, ses résultats financiers demeurent beaucoup moins volatils que les autres assureurs, mais pas assez élevés pour qu'elle ne puisse hausser son dividende. Son avantage est qu'elle est beaucoup moins exposée à la faiblesse des taux d'intérêt à long terme que ses pairs.
Toutefois, au quatrième trimestre, sa division Putnam a franchi le seuil de la rentabilité. « Avec l'incertitude sur les marchés mondiaux, nous ne prévoyons pas une reprise des ventes. Et Putnam pourrait éprouver une longue période de rachats nets », font mention les analystes de la VMD. Ils estiment aussi que l'exposition à la dette européenne de l'assureur constitue un vent contraire modeste.
Par ailleurs, la Great-West émettra vendredi 10 000 000 actions privilégiées de premier rang, à dividende non cumulatif de série P, au prix de 25 $ par action de série P, pour un produit total brut de 250 M$.
Photo Bloomberg
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