Le ministre des Finances, Bill Morneau, a brossé un tableau rose de l'avenir économique du Canada mercredi, malgré les bouleversements diplomatiques et politiques dans le monde qui pourraient perturber le commerce mondial et nuire à la croissance au moment même le pays se prépare à se rendre aux urnes en octobre.
L'économie canadienne a commencé l'année 2018 sur une séquence aussi impressionnante qu'inattendue. À l'approche de 2019, le pays témoigne d'une relative bonne santé, mais des signes de faiblesse soulèvent une question importante: combien de temps avant la fin des beaux jours?
Du moins en ce qui concerne la facilité de paiement des impôts.
Le gouvernement fédéral a affiché vendredi un déficit de près de 1,88 milliard de dollars (G$) pour le mois d'août, ce qui se compare à un bénéfice de près de 2,63 G$ pour le même mois l'an dernier, la croissance des revenus ayant été plus rapide que celle des dépenses.
La mise à jour économique du gouvernement fédéral sera livrée le 21 novembre prochain.
Le gouvernement Trudeau a reçu un plan ambitieux visant à combler plusieurs lacunes dans le filet de sécurité sociale des Canadiens malades et sans emploi, qui prévoit notamment la création d'un nouveau programme visant à aider ceux dont l'assurance-emploi ou les prestations de maladie sont sur le point de disparaître.
Par rapport à plusieurs autres pays industrialisés, le Canada accuse du retard en matière d’examen et de réforme de son régime fiscal, et son « inaction » risque de lui coûter cher, avertissent les Comptables professionnels agréés du Canada.
Imposer des droits douaniers aux automobiles placerait la Banque du Canada « entre le marteau et l'enclume » sur le plan de l'ajustement des taux d'intérêt, a déclaré jeudi, son gouverneur Stephen Poloz lors d'un discours prononcé devant des gens d'affaires à Moncton.
Malgré les incertitudes économiques quant aux échanges commerciaux canadiens, RBC prévoit une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,1 % en 2018.
Le gouvernement de Justin Trudeau a levé le voile, mardi, sur ce qu'il a qualifié de plan « audacieux » pour réduire la pauvreté au Canada d'ici deux ans, mais la stratégie ne prévoit aucune nouvelle dépense ou politique publique pour juguler ce problème par la suite jusqu'en 2030.