Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/association-canadienne-des-fonds-negocies-en-bourse-acfnb/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 01 Apr 2026 19:37:25 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB) | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/association-canadienne-des-fonds-negocies-en-bourse-acfnb/ 32 32 Comparaison des structures de FNB synthétiques et physiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/comparaison-des-structures-de-fnb-synthetiques-et-physiques/ Wed, 08 Apr 2026 10:37:01 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113264 ZONE EXPERTS — Les conseillers canadiens se concentrent souvent sur les titres détenus par un FNB, mais sa structure peut tout autant en influencer les résultats. Voici comment aborder la question.

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Lorsque les fonds négociés en Bourse (FNB) ont été introduits au Canada en 1990, le concept était simple : répliquer un indice large d’actions canadiennes à grande capitalisation. Depuis, les structures de FNB se sont considérablement diversifiées.

L’une des structures encore mal comprises est celle des FNB dits « synthétiques ». Dans ce contexte, « synthétique » signifie que le FNB ne détient pas directement les titres sous-jacents. Il obtient plutôt son exposition au moyen de produits dérivés, le plus souvent des swaps sur rendement total (total return swaps).

Comme pour tout produit financier, cette approche comporte des avantages et des compromis. Comprendre la construction de ces FNB et les situations où ces compromis sont importants peut aider les conseillers à mieux évaluer des FNB qui peuvent sembler identiques à première vue.

Exposition physique ou synthétique

Dans le cas d’une réplication physique, le FNB détient directement les titres sous-jacents. Pour un FNB suivant l’indice S&P 500, plusieurs approches sont possibles :

  1. Réplication complète : le FNB achète les 500 actions selon leur pondération dans l’indice. Cette méthode offre généralement un suivi très précis, mais peut être plus coûteuse à maintenir.
  2. Échantillonnage : le FNB détient un sous-ensemble représentatif des titres de l’indice. Cette approche réduit les coûts de transaction, surtout dans les marchés moins liquides, mais peut entraîner un écart de suivi par rapport à l’indice de référence.
  3. Structure de fonds de fonds : le FNB détient des parts d’un autre FNB offrant déjà l’exposition souhaitée. Cette méthode est souvent utilisée par de grands gestionnaires d’actifs disposant de FNB américains liquides et souhaitant proposer une version cotée au Canada.

Dans une réplication synthétique, le FNB ne détient aucun des titres sous-jacents. Il utilise plutôt des produits dérivés — généralement des swaps sur rendement total — pour reproduire la performance de l’indice de référence.

Par conséquent, les actifs détenus dans les FNB synthétiques peuvent différer de ce que les investisseurs attendent. Le portefeuille est généralement composé de deux éléments :

  • un panier de titres donnés en garantie (liquidités ou instruments à court terme comme des bons du Trésor ou des instruments du marché monétaire)
  • et le contrat de swap lui-même.

Dans les deux cas, l’objectif est le même : reproduire le rendement de l’indice. La différence réside dans la manière d’y parvenir, ce qui a des implications en matière de coûts, de risques et de performance.

Fonctionnement des FNB synthétiques

Le fonctionnement d’un FNB synthétique peut être décrit en quelques étapes :

  1. Le FNB détient un portefeuille de biens donnés en garantie, généralement composé de liquidités ou d’instruments à court terme (bons du Trésor, papier commercial, etc.).
  2. Il conclut ensuite un contrat de swap avec une contrepartie, généralement une grande institution financière. Celle-ci s’engage à verser au FNB le rendement d’un indice donné, comme le S&P 500.
  3. En échange, le FNB verse des frais à la contrepartie ou lui cède le rendement généré par son portefeuille de titres donnés en garantie.

Le résultat net est que le FNB reproduit la performance de l’indice sans détenir directement les titres.

Pourquoi utiliser des FNB synthétiques

Les FNB synthétiques sont souvent utilisés pour accéder à des marchés ou des stratégies difficiles à reproduire physiquement.

Aux États-Unis, par exemple, cette approche a été utilisée pour offrir une exposition à des produits structurés comme les billets remboursables par anticipation (autocallable notes), aux sociétés en commandite (master limited partnerships), ou encore aux actions de sociétés liées au cannabis, où le cadre juridique fédéral complique les opérations.

La réplication synthétique peut également améliorer la précision du suivi. Comme le contrat de swap vise directement à reproduire le rendement de l’indice, il réduit l’impact des coûts de transaction susceptibles de créer un écart de suivi.

Au Canada, ces structures sont parfois combinées à des fonds à catégories de sociétés avec comme objectif d’améliorer l’efficacité fiscale. Les gains et pertes peuvent être compensés entre les fonds, et les rendements issus des swaps peuvent réduire la nécessité de distribuer des gains en capital, des intérêts ou des dividendes imposables.

Enfin, dans les marchés canadien et américain, les structures basées sur des swaps sont aussi couramment utilisées dans les FNB à effet de levier, qui visent à amplifier les rendements quotidiens (par exemple deux ou trois), à la hausse ou à la baisse.

À l’inverse, certains FNB canadiens utilisent un levier plus modéré par emprunt interne, généralement limité à environ 125 % de la valeur liquidative (soit 1,25 x). Cette distinction est importante, car le levier basé sur des dérivés est réinitialisé quotidiennement et peut évoluer très différemment au fil du temps.

Risque de contrepartie et coûts

L’un des principaux enjeux des FNB synthétiques est le risque de contrepartie, soit le risque que l’une des parties au contrat de swap ne respecte pas ses obligations.

Au Canada, ce risque est généralement mesuré par l’exposition nette à la valeur de marché (net mark-to-market), exprimée en pourcentage de l’actif net :

  • Si cette valeur est négative, cela signifie généralement que le FNB détient plus de garanties que ce qui est dû à la contrepartie, donc peu ou pas de risque de contrepartie.
  • Si elle est positive, il existe un risque net en cas de défaut de la contrepartie.

Historiquement, le Règlement 81-102 limitait l’exposition à une contrepartie unique à 10 % de l’actif net. Bien que le cadre ait évolué, le principe de gestion et de suivi de ce risque demeure central.

En pratique, les fournisseurs de FNB atténuent ce risque grâce à des mécanismes de garantie et en diversifiant leurs contreparties, généralement de grandes institutions bien capitalisées. Pour les conseillers, il est recommandé d’évaluer la qualité de crédit de ces contreparties à l’aide des notations et des ratios de capital de catégorie 1.

Les FNB synthétiques peuvent également entraîner des frais de swap, versés à la contrepartie en échange de la performance de l’indice. Ces frais, généralement calculés en pourcentage annuel et cumulés quotidiennement, varient selon les conditions de marché, notamment la demande pour l’exposition et les taux de financement.

Regard vers l’Europe

En Europe, les FNB synthétiques sont largement utilisés dans le cadre réglementaire des
Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Selon l’article 52 de la directive OPCVM, l’exposition à une contrepartie est généralement limitée à 10 % de l’actif net pour une banque réglementée, et à 5 % dans les autres cas.

Ces FNB sont habituellement structurés selon deux modèles :

  • un modèle non financé, où un panier de substitution est échangé contre la performance de l’indice ;
  • un modèle entièrement financé, reposant sur la mise en garantie d’actifs.

Pour les conseillers, l’essentiel n’est pas de déterminer qu’un modèle est supérieur à un autre, mais de comprendre que la structure compte. Les FNB canadiens évoluent dans leur propre cadre réglementaire, qui doit être bien compris. L’analyse des pratiques d’autres juridictions peut toutefois offrir une perspective utile.

L’objectif est d’aller au-delà des étiquettes et d’évaluer concrètement le fonctionnement de chaque structure, les risques associés et la manière dont ces compromis s’inscrivent dans les objectifs des clients.

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L’ACFNB réclame des réformes face à un « tsunami qui pointe à l’horizon » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lacfnb-reclame-des-reformes-face-a-un-tsunami-qui-pointe-a-lhorizon/ Wed, 11 Mar 2026 09:19:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112825 FOCUS FNB - L’organisation avertit que la multiplication des catégories d’actions de FNB aux États-Unis pourrait menacer l’industrie canadienne.

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À l’approche d’une vague anticipée de nouveaux fonds négociés en Bourse (FNB) cotés aux États-Unis, l’Association canadienne des FNB (ACFNB) propose une série de réformes de politiques publiques visant à rétablir l’équilibre entre les fournisseurs de FNB canadiens et américains, dans un contexte de concurrence accrue pour attirer les capitaux des investisseurs.

L’association fait pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il envisage l’introduction d’un CELI d’investissement Maple, destiné à inciter les Canadiens à investir davantage au pays, la suppression de la taxe de vente sur les frais de gestion des FNB ainsi qu’un examen de la formule d’attribution aux porteurs sortants (Allocation to Redeemers – ATR) utilisée par l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Lire aussi : N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB

L’ACFNB appelle également à une meilleure coordination entre les différents organismes de réglementation des valeurs mobilières du pays afin d’assurer une plus grande uniformité en matière de frais et de réglementation, et demande que ces autorités appliquent les mêmes règles aux FNB cotés au Canada qu’à ceux cotés à l’étranger.

Une concurrence américaine qui s’intensifie

Selon Eli Yufest, directeur général de l’ACFNB, ces réformes sont nécessaires pour assurer la survie à long terme de l’écosystème canadien des FNB, d’autant que les États-Unis devraient connaître une vague de nouvelles catégories d’actions de FNB maintenant que le brevet sur la structure à double catégorie de parts, longtemps détenu par Vanguard Group, est arrivé à expiration. Le Canada offre ce type de structure depuis 2013.

« Il y a un tsunami à l’horizon », a-t-il déclaré en entrevue.

« Nous devons apporter des changements dès maintenant pour nous assurer de bien nous positionner pour l’avenir. »

Interrogé sur la possibilité que le gouvernement fédéral envisage certaines de ces propositions, un porte-parole du ministère des Finances du Canada a répondu dans une déclaration écrite qu’« il serait inapproprié pour le ministère de spéculer sur d’éventuelles modifications ».

Pour leur part, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) ont indiqué que leurs membres rencontreront l’ACFNB « afin de discuter de ses préoccupations ».

« Bon nombre des propositions de l’ACFNB relèvent de la politique fiscale et, à titre d’organismes de réglementation, nous cherchons à appuyer et à fournir notre expertise lorsque cela est approprié », ont indiqué les ACVM dans une déclaration écrite.

« Les autorités en valeurs mobilières doivent concilier la protection des investisseurs, le fardeau réglementaire et le maintien de marchés équitables et efficients lorsqu’il est question de l’accès aux FNB américains par l’intermédiaire des comptes de courtage canadiens. »

Une part importante des investissements déjà dirigée vers les États-Unis

Selon Eli Yufest, plus de 30 % de chaque dollar investi par les Canadiens dans des FNB est déjà dirigé vers des produits cotés aux États-Unis. Avec plus de 90 gestionnaires d’actifs américains qui envisagent de lancer une catégorie d’actions de FNB pour leurs portefeuilles existants de fonds communs de placement, l’ACFNB craint qu’une part encore plus importante de l’épargne canadienne ne soit bientôt investie dans des fonds américains.

« Maintenant que les Canadiens auront accès à certains des fonds les plus performants au monde, ils seront de plus en plus incités, en raison des enjeux fiscaux et structurels qui existent ici au Canada, à investir davantage dans ces catégories d’actions de FNB », a-t-il affirmé.

« Et si on fait un calcul rapide : s’il y a 90 émetteurs américains qui ont demandé à lancer une catégorie d’actions de FNB et qu’ils lancent chacun 20 FNB, cela représente plus de 1 800 nouveaux FNB susceptibles d’arriver sur le marché auxquels les Canadiens auront accès par l’entremise de leurs comptes de courtage. »

Les propositions de réforme

Pour aider les fonds cotés au Canada à demeurer concurrentiels face à leurs homologues américains, l’association propose la création d’un CELI d’investissement Maple.

Comme l’explique Eli Yufest, ce compte d’épargne, dont le nom inclurait volontairement le mot « investissement » afin d’encourager les Canadiens à ne pas y laisser leur argent inactif, offrirait un plafond de cotisation plus élevé que celui d’un CELI traditionnel pour les investisseurs qui choisissent d’acheter des fonds cotés au Canada. Le gouvernement pourrait également égaler les cotisations jusqu’à un certain seuil, à l’image du Régime enregistré d’épargne-études (REEE).

« Nous ne demandons pas une interdiction ni le blocage des FNB étrangers. Ce que nous demandons, c’est d’encourager les Canadiens à garder une plus grande part de leur argent au Canada », a expliqué Eli Yufest.

L’ACFNB réclame aussi la suppression de la TPS/TVH sur les frais de gestion des FNB afin de rendre les fonds cotés au Canada plus compétitifs, puisque les frais de gestion des FNB cotés aux États-Unis ne sont pas assujettis à la taxe de vente.

« Même si les émetteurs canadiens essaient d’être aussi compétitifs que possible que leurs homologues américains, avec des titres sous-jacents similaires dans des fonds comparables, nous resterons toujours structurellement plus chers, environ 13 % plus chers, en termes de frais de gestion », a rappelé Eli Yufest.

L’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI), qui avait proposé l’an dernier au gouvernement d’abolir la taxe de vente sur tous les frais de gestion de fonds, n’a pas commenté directement les propositions de l’ACFNB, mais a déclaré « appuyer les mesures de politique publique qui améliorent les résultats pour les investisseurs, renforcent les marchés financiers canadiens et maintiennent la compétitivité de l’industrie canadienne de la gestion d’actifs ».

Dan Hallett, vice-président à la recherche et associé principal chez HighView Financial Group, à Oakville, en Ontario, estime que la récente position de l’ARC concernant les commissions de suivi des fonds communs, qui seront généralement assujetties à la TPS/TVH à partir de juillet, ne joue pas en faveur de la proposition de l’ACFNB.

« Je ne vois pas comment ils pourront défendre cet argument », a-t-il déclaré en entrevue.

Interrogé à ce sujet, Eli Yufest a indiqué que son association attend de clarifier les répercussions possibles de ce changement sur sa proposition visant à éliminer la taxe de vente sur les frais de gestion des FNB.

« Nous attendons de discuter avec le gouvernement des implications de cette décision », a-t-il expliqué.

Dan Hallett comprend l’objectif de l’ACFNB d’encourager les Canadiens à acheter des FNB domiciliés au Canada, mais il rappelle que les FNB américains sont accessibles par l’entremise des comptes de courtage canadiens « depuis longtemps » et que certains obstacles découragent déjà certains investisseurs.

Par exemple, même si les fonds américains peuvent offrir des frais de gestion plus faibles, les investisseurs canadiens doivent composer avec des règles complexes liées à l’impôt successoral américain ainsi qu’avec les coûts de conversion de devises. Ce dernier facteur a d’ailleurs contribué à l’essor des certificats de dépôt canadiens (Canadian Depositary Receipts – CDR), qui permettent aux investisseurs de diversifier leurs placements tout en réduisant le risque de change associé aux investissements transfrontaliers.

Dan Hallett estime donc que l’arrivée de nouvelles catégories d’actions de FNB aux États-Unis ne représente pas « une menace majeure pour les FNB canadiens », mais qu’elle entraînera plutôt une multiplication des choix de produits d’investissement offerts aux investisseurs.

Tiffany Zhang, directrice de la recherche sur les FNB et les produits financiers chez Banque Nationale Marchés financiers, partage une analyse similaire. Dans un courriel, elle a indiqué que le lancement de nouvelles catégories d’actions de FNB aux États-Unis, au-delà de celles de Vanguard, offrira davantage de choix aux investisseurs américains et canadiens. À l’heure actuelle, plus de 4 800 FNB sont déjà cotés aux États-Unis.

Elle souligne toutefois que, même si de nombreux FNB américains bénéficient d’économies d’échelle et d’une efficacité fiscale qui leur permettent d’offrir des frais faibles et une grande liquidité, le Canada a développé « un écosystème de FNB profond et innovant » comptant plus de 1 800 produits couvrant diverses stratégies et catégories d’actifs, « étroitement adapté aux besoins des investisseurs canadiens et à la structure du marché canadien ».

Et bien que son équipe n’ait aucune visibilité sur l’avancement des efforts de lobbying de l’ACFNB « visant à éliminer ou réduire les frictions structurelles et fiscales », elle souligne que, dans un environnement concurrentiel où les frais et les écarts acheteur-vendeur ont diminué, « chaque point de base compte ».

« Les politiques qui contribuent à réduire les coûts de détention et de négociation des FNB influencent les décisions des investisseurs et tendent généralement à améliorer les résultats d’investissement, toutes choses étant égales par ailleurs », a ajouté Tiffany Zhang.

Une révision de la formule fiscale ATR demandée

L’ACFNB propose également de revoir la formule actuelle d’ATR, soit la méthodologie d’attribution aux porteurs sortants. Cette formule détermine essentiellement la façon dont les gains en capital sont attribués lorsque les investisseurs rachètent des parts d’une fiducie de fonds commun de placement, y compris les FNB.

Une modification à cette formule, devenue loi en 2022 et applicable aux années d’imposition commençant après le 15 décembre 2021, vise à limiter le montant des gains en capital qu’une fiducie de fonds commun peut attribuer aux bénéficiaires lors du rachat. Toutefois, si les gains liés aux rachats d’un FNB dépassent la limite fixée par la formule, l’excédent est généralement assumé par les investisseurs qui demeurent dans le fonds, même s’ils n’ont pas choisi de racheter leurs parts.

L’impact de cette formule révisée n’est par ailleurs pas uniforme entre les différents FNB, puisqu’elle tient compte de la valeur liquidative du fonds à la fin de l’année d’imposition courante et de l’année précédente, du montant racheté par les porteurs de parts et du gain en capital total de l’année. Comme cela a déjà été signalé, des distorsions peuvent survenir puisque la formule ne mesure la valeur liquidative qu’à des moments précis, alors que les conditions de marché peuvent évoluer favorablement ou défavorablement pour les investisseurs d’un fonds donné.

En l’absence d’un traitement fiscal comparable pour les FNB cotés aux États-Unis, l’association craint qu’une part encore plus importante du capital canadien ne soit dirigée vers le sud de la frontière.

« Le gouvernement fédéral et les organismes de réglementation doivent agir rapidement sur certains de ces enjeux », a conclu Eli Yufest.

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Trois mythes persistants sur les FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/trois-mythes-persistants-sur-les-fnb/ Wed, 11 Feb 2026 11:26:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112209 ZONE EXPERTS — Les conseillers gagneraient à les dissiper.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) ne sont plus les instruments d’investissement nouveaux ou non éprouvés qu’ils étaient autrefois. Plus de 35 ans après leur lancement à l’échelle mondiale, plus d’un Canadien sur cinq en détient. Pour de nombreux conseillers, ils sont désormais devenus des blocs de construction essentiels des portefeuilles de leurs clients.

Et pourtant, malgré près de trois décennies d’évolution, d’innovation et de preuves concrètes quant à leur utilité, certains mythes tenaces continuent de circuler, tant chez les conseillers que chez les investisseurs. Ces idées reçues faussent le discours entourant les FNB et peuvent mener à des décisions de portefeuille sous-optimales. Il est temps de mettre fin à trois des mythes les plus répandus sur les FNB.

Mythe no1 : « Les FNB sont uniquement destinés aux investisseurs passifs à long terme. »

Ce constat pouvait peut-être s’appliquer il y a 20 ans, mais il ne reflète plus la réalité.

L’écosystème moderne des FNB couvre désormais toute la gamme, allant des produits indiciels de base aux stratégies actives, en passant par les placements alternatifs, ceux utilisant l’effet de levier et les stratégies avec options. Au Canada, les FNB à gestion active représentent une part croissante des nouveaux lancements et des créations nettes de FNB. Les conseillers utilisent les FNB non seulement pour obtenir une exposition à des indices de référence, mais aussi comme outils de précision pour l’allocation sectorielle, la gestion de la liquidité, l’efficacité fiscale et les transitions de portefeuille.

La réalité est simple : le FNB est une structure, pas une stratégie. Il s’agit d’un outil de placement qui peut accueillir des stratégies passives ou actives, simples ou sophistiquées. La question n’est donc plus « Les FNB conviennent-ils à ce portefeuille ? », mais plutôt « Quelles structures et stratégies de FNB répondent le mieux au besoin de ce client ? »

Mythe no2 : « Les FNB sont moins chers parce qu’ils coupent dans la qualité. »

Il s’agit de l’un des mythes les plus persistants et les plus préjudiciables à l’industrie.

Les FNB ne sont pas moins chers parce qu’ils sont de moindre qualité. Ils sont moins chers parce que leur structure est plus efficiente sur le plan opérationnel. Le mécanisme de création et de rachat de parts de FNB, les transferts de titres en nature et la réduction des transactions forcées contribuent à des coûts plus bas et à une meilleure efficacité fiscale, sans compromettre la gouvernance, la rigueur de gestion de portefeuille ou la transparence.

Dans bien des cas, les FNB offrent même davantage de transparence que les fonds communs de placement traditionnels, notamment grâce à la divulgation quotidienne des titres détenus et à la tarification en temps réel. Pour ce genre de FNB, les conseillers peuvent ainsi savoir précisément ce qu’ils détiennent, comprendre la mécanique de négociation du produit et analyser son comportement dans différents contextes de marché. Un coût inférieur ne constitue pas un compromis, mais le résultat d’une ingénierie financière plus efficace.

Mythe no3 : « Les FNB sont réservés aux investisseurs autonomes. »

Ce mythe est de plus en plus déconnecté de la réalité canadienne.

Une part importante des actifs en FNB au Canada est détenue par des clients qui sont conseillés par des représentants et gestionnaires de portefeuilles. Les conseillers utilisent les FNB dans des comptes à honoraires, des portefeuilles modèles et des solutions gérées. Loin d’éliminer le rôle des conseillers, les FNB sont devenus l’un de leurs outils les plus essentiels pour offrir une meilleure diversification, un meilleur contrôle des coûts et de meilleurs résultats aux clients.

Dans un contexte où les clients sont plus sensibles aux coûts, davantage axés sur les résultats et plus engagés, les FNB permettent aux conseillers de consacrer moins de temps aux contraintes des produits et plus de temps à la planification, au comportement financier et au succès à long terme de leurs clients.

Une évolution déterminante pour les conseillers

Les conseillers ne se demandent plus s’ils doivent utiliser des FNB. Ce débat est clos. La véritable question est maintenant comment les utiliser intelligemment et stratégiquement afin d’améliorer les résultats pour les clients.

À l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB), notre mandat consiste à promouvoir l’adoption et la pérennité des FNB canadiens, convaincus que cette structure contribue à rendre les marchés des capitaux plus efficients, plus concurrentiels et plus favorables aux investisseurs. Or, la construction de portefeuilles solides repose d’abord sur une réflexion rigoureuse, ce qui suppose de laisser de côté certains mythes désormais dépassés.

Les FNB ont mûri. Il est temps que le discours à leur sujet fasse de même.

Par Eli Yufest, directeur général, Association canadienne des FNB (ACFNB)

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Risques sournois du tsunami de FNB américains https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/risques-sournois-du-tsunami-de-fnb-americains/ Wed, 11 Feb 2026 11:16:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112395 FOCUS FNB — On craint des effets sur la vitalité du secteur canadien et sur la protection des clients.

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Eli Yufest, directeur exécutif de l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB), est préoccupé. Un désavantage structurel et réglementaire des fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens par rapport à leurs homologues américains pourrait plomber l’écosystème canadien et nuire à la protection des épargnants, selon lui.

Aujourd’hui, plus de 30 % des actifs en FNB détenus par des investisseurs canadiens (250 G$ environ) sont investis dans des produits américains, ceux-ci étant accessibles sans barrière pour les investisseurs canadiens. « Et ces actifs continuent de croître », continue Eli Yufest.

Ceci prive le Canada de retombées économiques, notamment en matière d’emplois et de recettes fiscales associées à la gestion d’actifs, à l’inscription en Bourse, aux activités de négociation, de marketing, de garde de titres, de supervision réglementaire, de conformité bilingue, indique l’ACFNB dans un mémoire déposé à Ottawa l’an dernier à l’occasion de ses consultations prébudgétaires 2025.

« Nous estimons que le Canada renonce ainsi à environ 4 630 emplois et à près de 288 millions de dollars de recettes gouvernementales annuelles en raison de l’utilisation, par les Canadiens, de produits de FNB étrangers », y lit-on.

Or, l’expiration du brevet américain de Vanguard portant sur les séries FNB de fonds communs de placement pourrait remodeler le paysage des FNB aux États-Unis.

Une série FNB est une catégorie de part de fonds communs de placement (FCP) cotée en Bourse. Elle dispose des mêmes titres en portefeuille et de la même stratégie d’investissement que le FCP. Au lieu d’être négociable auprès de l’émetteur après la clôture des marchés à la valeur liquidative du fonds, la série peut être négociée à tout moment.

Cet automne, l’ACFNB notait que « 80 gestionnaires américains ont déjà déposé des demandes en vue de lancer des fonds communs dotés de catégories de parts en FNB, ce qui pourrait se traduire par l’arrivée de milliers de nouveaux FNB, soutenus par des sociétés disposant d’une envergure mondiale et d’une puissance de distribution considérable ».

Alors que les Canadiens n’ont pas accès directement aux FCP américains, ils y auront indirectement accès par l’intermédiaire des séries de FNB américaines. Nous nous attendons à plus de 1600 lancements de séries FNB de FCP américain, ce qui pourrait faire accroître la demande pour les FNB américains. « C’est un tsunami qui risque de frapper le marché canadien », indique Eli Yufest.

Ce raz de marée de nouveaux FNB pourrait nuire à l’écosystème canadien des FNB, mais également à la protection des investisseurs, ceux-ci ne pouvant se prévaloir des mêmes mécanismes de protection que pour des FNB inscrits au Canada.

Le dirigeant s’en est même plaint devant le Comité sénatorial permanent des finances nationales, le 10 décembre dernier : « les règles canadiennes applicables aux émetteurs nationaux de FNB sont nettement plus strictes que les exigences américaines. Elles entraînent des coûts supplémentaires, créent des freins opérationnels et découragent l’innovation en matière de produits, alors que les fonds négociés en Bourse américains vendus au Canada ne sont soumis à aucune obligation équivalente. »

Eli Yufest redoute que le Canada ne se transforme au fil du temps en un simple marché de distribution pour les FNB américains.

L’ACFNB demande au gouvernement fédéral de cesser de facturer la taxe de vente harmonisée sur les frais de gestion des FNB. « Nous allons toujours être en désavantage par rapport aux FNB américains, car nous facturons la taxe de vente harmonisée en Ontario sur les frais de gestion », dit Eli Yufest.

L’association déplore que, lorsqu’un client se procure un FNB américain par l’intermédiaire d’un compte enregistré, « le contribuable moyen subventionne à bien des égards un investisseur lorsqu’il choisit de transférer ses économies à un fiduciaire étranger ». « Le gouvernement fédéral devrait plutôt créer une sorte de CELI “feuille d’érable” dans lequel il accorderait une subvention pour les investissements faits dans des titres canadiens, y compris des FNB canadiens. »

Selon l’ACFNB, cela canaliserait l’épargne des Canadiens vers des titres cotés au Canada afin de renforcer la liquidité, réduire le coût du capital et soutenir les entreprises en plus de soutenir l’écosystème des marchés financiers canadiens.

Marche arrière demandée

L’ACFNB souhaite aussi que l’Agence de revenu du Canada révise la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat pour les FNB, laquelle a été ajustée en 2023.

Celle-ci restreint la capacité des fiducies de fonds communs de placement, qui constituent la majorité des FNB cotés au Canada, à recourir à cette méthode.

« Présentées comme une mesure de lutte contre l’évitement fiscal visant à corriger certains usages jugés abusifs, ces modifications ont, dans les faits, créé des situations où le fonds et ses porteurs de parts sont tous deux imposés sur un même gain économique. Cet effet de “double imposition” est particulièrement marqué lors de périodes de forte volatilité des marchés ou de baisse de la valeur des actifs, lorsque la rotation du portefeuille peut générer des gains pour les investisseurs qui rachètent leurs parts, gains qui — selon les règles actuelles — sont répartis au prorata entre l’ensemble des porteurs de parts », lit-on dans le mémoire de l’ACFNB.

Selon eux, « les investisseurs à long terme adoptant une stratégie “acheter et conserver” sont exposés à des obligations fiscales accélérées et potentiellement inutiles, sans lien avec leur comportement d’investissement. Ceux qui adoptent cette stratégie ne devraient pas être frappés par une facture fiscale », indique Eli Yufest.

« Nous voulons que le gouvernement repense cette méthode afin de la rendre plus équitable et plus concurrentielle par rapport aux FNB américains », ajoute-t-il.

Selon l’ACFNB, les FNB cotés aux États-Unis composent avec un régime fiscal différent qui protège efficacement les investisseurs demeurant dans le fonds contre des impacts négatifs de la méthode.

« Au Canada, un détenteur d’une part de FNB peut être frappé par une facture fiscale parce qu’un autre investisseur décide de vendre son FNB. Ceci n’arrive pas aux États-Unis », déplore Eli Yufest.

À l’origine, le changement de méthode par le gouvernement canadien avait pour objectif d’éviter son usage abusif et certains avantages fiscaux indus pour les porteurs de part. « Ce que le gouvernement fédéral a fait visait à régler une situation provenant d’un mauvais acteur de l’industrie. Ils ont employé des moyens disproportionnés pour ce faire, créant des conséquences inattendues qui viennent désavantager les FNB canadiens par rapport aux FNB américains », précise Eli Yufest.

Le gouvernement fédéral n’a pas donné suite à ces demandes dans le dernier budget fédéral.

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FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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Lancement record de FNB en 2025, tiré par les produits spécialisés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/lancement-record-de-fnb-en-2025-tire-par-les-produits-specialises/ Wed, 10 Dec 2025 11:18:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111538 FOCUS FNB — Ces produits sont pourtant souvent très volatils.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés — dont beaucoup sont fortement volatils — dominent la liste des FNB lancés en 2025, laquelle atteint un record annuel. À quelques semaines de la fin de l’année, l’industrie canadienne des FNB a ajouté environ 300 nouveaux produits en 2025.

Si l’on inclut les séries multiples de certains FNB — par exemple les versions couvertes en dollars canadiens et les versions libellées en dollars américains de fonds existants — le nombre de nouveaux produits cotés atteint 364, portant le total de l’industrie à plus de 1 800 FNB.

Le plus important groupe de nouveaux produits transforme le concept original des FNB en offrant une exposition à une seule action de grande capitalisation américaine ou canadienne. La plupart de ces produits de niche combinent cette exposition ciblée à un effet de levier modéré (1,25 x ou 1.33 x) et une stratégie de vente d’options d’achat couvertes.

Harvest Portfolios Group a été le plus prolifique dans ce sous-segment, ajoutant 27 nouveaux FNB à action unique. Investissements Purpose, qui a lancé cette niche spécialisée en décembre 2022, en a ajouté 17. Ninepoint Partners a lancé pour sa part dix nouveaux FNB.

En poussant l’effet de levier encore plus loin sur des titres individuels, LongPoint Asset Management a fortement élargi sa gamme cette année après son entrée sur le marché des FNB à la fin de 2024.

LongPoint a lancé 15 FNB offrant deux fois la variation quotidienne de titres individuels — principalement les actions américaines des « Sept Magnifiques » et certaines des plus grandes sociétés canadiennes. Par ailleurs, trois FNB de LongPoint adoptent une position « vendeur » et offrent deux fois l’exposition inverse quotidienne sur Nvidia, Tesla, et la canadienne Shopify.

Encore plus spectaculaires, de nouveaux instruments de négociation à triple levier ou levier inverse — sous les marques MegaLong ou MegaShort — offrent une exposition quotidienne à des indices larges, sectoriels, obligataires et de matières premières.

Pour sa part, Global X Investments Canada, pionnière au Canada dans les FNB à levier quotidien et à levier inverse, a élargi sa gamme BetaPro. Parmi les nouveautés figurent des FNB BetaPro qui offrent trois fois les gains ou pertes quotidiens d’indices boursiers larges, sectoriels, et obligataires américains.

Dans la catégorie des cryptoactifs, également très volatile, 19 nouveaux FNB ont été ajoutés par sept sociétés, allant de Gestion d’actifs BlackRock Canada au spécialiste crypto 3iQ Corp. Et comme si les cryptomonnaies n’étaient pas déjà assez risquées, Evolve Funds Group a lancé quatre nouveaux FNB crypto, dont deux avec effet de levier.

Dans le segment des FNB de titres à revenu fixe, le pionnier des FNB obligataires à échéance cible, RBC Gestion mondiale d’actifs, a vu apparaître de nouveaux concurrents en ajoutant trois nouveaux FNB arrivant à échéance à des dates définies.

Banque Nationale Investissements a ajouté six FNB à échéance cible, BMO Gestion mondiale d’actifs et CI Gestion mondiale d’actifs en ont chacun ajouté trois, alors qu’Investissements Mackenzie en a lancé deux. Gestion de Placements TD et Guardian Capital ont ajouté respectivement trois et deux nouveaux produits, portant le total à 22 FNB à échéance cible cette année.

Une gamme de FNB de revenu fixe spécialisés qui a proliféré en 2025 vise à investir dans des obligations structurées adossées à des prêts (CLO). Il s’agit de portefeuilles de prêts vendus par des gestionnaires de CLO à des investisseurs institutionnels, incluant les sociétés de FNB.

Après l’inscription à la cote du Brompton Wellington Square AAA CLO ETF en avril, des FNB CLO ont été lancés par BMO, CIBC, Mackenzie et RBC. Ces FNB ont été précédés en septembre de l’an dernier par Corton Enhanced Income Fund, le seul FNB offert par la société torontoise Corton Capital.

Dans les grandes catégories d’actions — et malgré le conflit tarifaire avec le voisin du Sud — la plus forte expansion s’est produite dans la catégorie déjà bien servie des actions américaines.

J.P. Morgan Asset Management Canada, qui est entré sur le marché canadien des FNB à la fin de 2024, a ajouté trois stratégies actions américaines en 2025 : noyau, valeur et croissance.

Un lancement distinctif provient de BMO, avec le FNB BMO d’actions américaines axées sur le capital humain (ZHC), qui sélectionne des sociétés reconnues pour leur culture organisationnelle forte, susceptibles de surperformer le marché.

Parmi les autres nouveaux FNB actions américaines de cette année — chez CIBC, Evolve et Hamilton — on retrouve des stratégies de génération de revenu telles que la vente d’options d’achat couvertes, parfois combinées à l’effet de levier.

La grande majorité des nouveaux produits ont été lancés par des émetteurs de FNB déjà établis. L’exception notable est Placements mondiaux Sun Life, qui a pris pied modestement en septembre avec trois FNB de titres à revenu fixe.

Même si les lancements sont plus nombreux, plusieurs produits ont été fermés. Les victimes incluent divers mandats spécialisés, tels que les FNB de crédits carbone, abandonnés par Global X, Ninepoint et TD.

D’autres mandats de niche ont disparu en 2025, dont les FNB liés au métavers de CI et Global X, et le Purpose Marijuana Opportunities Fund.

Avec la disparition des FNB de crédits carbone, l’année a également été marquée par des réductions importantes chez Invesco Canada dans ses FNB à mandat axé sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Invesco, qui avait fait de l’investissement ESG l’un des thèmes centraux de sa gamme, a éliminé sept FNB ESG.

Une autre stratégie d’investissement responsable qui n’a pas survécu en 2025 est le Global X S&P Green Bond Index ETF, lancé en 2021 — le premier FNB canadien investissant dans des obligations vertes destinées à financer des projets à objectifs environnementaux précis.

Étant donné que de nombreux nouveaux FNB relèvent de mandats de niche plutôt que de concurrents directs aux chefs de file du marché, l’élargissement des gammes de FNB ne s’est pas forcément traduit par des gains en parts de marché pour certains émetteurs.

Parmi les trois grands manufacturiers de l’industrie canadienne des FNB, seul le deuxième, BMO, a été actif avec 24 nouveaux FNB, alors que BlackRock, le leader du marché, n’en a ajouté que quatre.

Pourtant, la part de marché de BlackRock établie en fonction de l’actif en FNB canadiens a légèrement augmenté pour atteindre 25,7 % au 31 octobre 2025, selon l’Association canadienne des FNB. Or, celle de BMO a reculé à 21,8 % à la même, soit une baisse de deux points de pourcentage par rapport à sa part de marché de décembre 2024.

Pendant ce temps, le troisième acteur, Vanguard Investments Canada — qui mise sur des stratégies indicielles à faibles frais de gestion — n’a apporté aucune modification à sa gamme depuis un an. L’absence de nouveaux produits à promouvoir ne lui a pas nui : la part de marché de Vanguard a progressé à 14,4 % à la fin d’octobre, soit 40 points de base de plus que depuis le début de l’année.

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N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/acfnb/nalourdissez-pas-les-couts-des-investisseurs-demande-lacfnb/ Wed, 10 Dec 2025 10:41:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111512 ZONE EXPERTS — L’association exhorte les régulateurs de ne pas affaiblir la compétitivité des FNB canadiens.

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Depuis longtemps, le Canada fait figure de chef de file dans l’industrie mondiale des fonds négociés en Bourse (FNB) : du lancement du tout premier FNB en 1990 à la création d’un écosystème dynamique réunissant émetteurs, gestionnaires de portefeuille, conseillers et mainteneurs de marché. Pourtant, au cours de la dernière décennie, une tendance préoccupante s’est installée : une accumulation graduelle de réglementations, de taxes et de frais qui, pris isolément, semblent modestes, mais qui, ensemble, risquent d’affaiblir la compétitivité du Canada par rapport aux États-Unis.

Cette préoccupation était au cœur du mémoire récent de l’Association canadienne des fonds négociés en bourse (ACFNB) adressé aux Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) dans le cadre du Document de consultation 81-409. Pour rappel, en juin dernier, les ACVM ont sollicité les commentaires de l’industrie sur une série de possibles nouvelles obligations réglementaires visant les FNB.

Notre message était clair : chaque nouvelle exigence réglementaire ne viendra pas seulement alourdir la charge opérationnelle et de conformité des émetteurs — ces coûts se répercuteront inévitablement sur les investisseurs canadiens. Dans un marché de plus en plus mondialisé et hautement concurrentiel, le Canada ne peut se permettre d’éroder ses propres avantages.

Lorsqu’un régulateur propose une nouvelle obligation, même bien intentionnée, il existe un coût direct pour la mettre en œuvre, la surveiller et en rendre compte. Pour les grands comme les petits émetteurs de FNB, ces coûts exigent souvent l’acquisition de systèmes supplémentaires, l’embauche de personnel et une surveillance accrue. Contrairement à d’autres industries, les gestionnaires d’actifs n’absorbent pas ces dépenses à même leurs marges bénéficiaires discrétionnaires. Elles deviennent des coûts inhérents au fonctionnement du fonds.

Et lorsque les coûts d’exploitation d’un fonds augmentent, l’investisseur finit toujours par en sentir les effets — que ce soit par des frais de gestion plus élevés, des frais d’exploitation accrus ou encore par un écart cours acheteur-vendeur qui se creuse. Parfois ces coûts sont visibles, d’autres fois non. Mais ils sont toujours réels.

Les investisseurs choisissent les FNB pour leur efficacité, leur transparence et leurs faibles coûts. Si des réglementations successives minent progressivement cette proposition de valeur, la capacité des FNB à générer de la richesse à long terme s’en trouve réduite. Dans son mémoire, l’ACFNB a insisté : les investisseurs ne devraient pas supporter des coûts inutiles, particulièrement lorsque ces coûts n’offrent pas de bénéfices clairs sur le plan de la protection des investisseurs.

La comparaison avec les États-Unis est frappante. L’écosystème américain des FNB profite de son immense taille, mais aussi d’un cadre réglementaire conçu pour favoriser l’innovation sur les marchés des capitaux, et non pour la contraindre.

Résultat : les FNB américains bénéficient d’avantages structurels que les FNB canadiens ne peuvent égaler. Leurs frais sont plus bas, leurs écarts plus serrés et leurs opérations plus efficaces. Si le Canada continue d’ajouter des couches réglementaires et fiscales, l’écart ne fera que se creuser.

Il ne s’agit pas uniquement d’un enjeu sectoriel : c’est un enjeu de compétitivité nationale. Les Canadiens investissent de plus en plus dans des FNB américains par l’intermédiaire de courtiers en ligne. À mesure que les obstacles augmentent au pays, l’incitatif à se tourner vers les marchés américains s’intensifie. Chaque dollar investi dans un FNB inscrit aux États-Unis représente une richesse canadienne exportée qui ne contribue donc plus à l’économie locale en matière de gestion, de négociation, d’innovation ou de recettes fiscales.

Le message de l’ACFNB aux régulateurs demeure constant : les politiques canadiennes doivent viser à soutenir un marché sain, innovant et concurrentiel, et non à handicaper involontairement l’un des plus grands succès financiers du Canada.

Dans un contexte où les ménages assument une part croissante de leur planification de retraite, les décideurs publics devraient chercher à renforcer, et non à affaiblir, les options d’investissement à faible coût offertes au Canada.

L’ACFNB croit fermement que les investisseurs canadiens méritent un environnement d’investissement juste et concurrentiel. Atteindre cet objectif exige des politiques qui reflètent le fonctionnement réel des marchés financiers : interconnectés, mondialisés et sensibles aux variations marginales de coûts et de frictions.

L’intention derrière de nouvelles mesures réglementaires, fiscales ou tarifaires est presque toujours positive : les régulateurs veulent protéger les investisseurs ; les gouvernements veulent assurer des revenus équitables. Mais lorsque chaque nouvelle couche est évaluée isolément plutôt que de manière globale, les conséquences non intentionnelles peuvent être considérables.

Le Canada dispose du talent, de l’expertise et de l’historique nécessaires pour demeurer un chef de file mondial dans le domaine des FNB. Or, ce leadership ne doit pas être tenu pour acquis. Éviter les frictions réglementaires et fiscales inutiles ne vise pas à protéger l’industrie : cela vise à protéger les investisseurs canadiens et à garantir qu’ils aient accès à des solutions d’investissement compétitives, innovantes et abordables.

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FNB en 2025 : innovation, croissance et préférences des investisseurs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-en-2025-innovation-croissance-et-preferences-des-investisseurs/ Wed, 12 Nov 2025 10:45:03 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110985 ZONE EXPERTS - Pour les conseillers, il est essentiel de se tenir au courant de ces évolutions du secteur.

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Le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) continue d’évoluer à un rythme rapide en 2025, sous l’effet d’une forte demande des investisseurs, de l’innovation en matière de produits et d’un intérêt croissant pour les stratégies actives et quantitatives. Depuis le début de l’année, le marché a connu des créations nettes importantes, une forte augmentation du nombre de lancements de nouveaux FNB et l’émergence de structures et de stratégies novatrices. Ceci reflète une base de détenteurs de FNB de plus en plus diversifié, mature et sophistiquée.

Entrées nettes importantes

Malgré un contexte marqué par l’incertitude économique mondiale, les pressions inflationnistes et l’évolution de la politique monétaire, les FNB canadiens ont attiré des entrées nettes importantes en 2025.

Selon l’Association canadienne des FNB (ACFNB) et Investor Economics[1], les créations nettes de FNB de janvier à la fin de septembre ont dépassé 88 milliards de dollars (G$), ce qui en fait la meilleure année jamais enregistrée sur ce plan. Durant cette période, les actifs sous gestion ont augmenté de plus de 116 G$, la différence étant attribuable à la forte performance du marché.

À la fin du mois de septembre, l’actif géré des FNB atteignait un niveau record de 685 G$ (après ajustement pour tenir compte des FNB de FNB).

La répartition des actifs reste dominée par les FNB d’actions, qui représentent plus de 66 % des actifs sous gestion et 58,3 % des créations nettes totales. Les FNB de titres à revenu fixe représentant 25 % des créations nettes et 20 % du total des actifs. Les matières premières (1 %), les FNB d’actifs multiples (5 %), le marché monétaire (5 %) et les cryptomonnaies (2 %) représentent respectivement le reste des actifs sous gestion.

La hausse des créations nettes ne reflète pas seulement la performance du marché, elle souligne également l’attrait constant de la structure des FNB, notamment en raison de leur liquidité, de leur transparence et de leur relative efficacité fiscale.

Essor des FNB actifs et quantitatifs

L’une des tendances les plus marquantes en 2025 a été la croissance rapide des FNB à gestion active et des FNB factoriels, ce qui suggère une approche plus nuancée de la construction des portefeuilles.

Cette tendance s’est observée tant en termes d’actifs sous gestion (ASG) que de nombre de nouveaux lancements. Les FNB à gestion active constituent le segment qui connaît la croissance la plus rapide, avec un taux de croissance annualisé de plus de 30 %, représentant plus de 30 % du total des ASG des FNB canadiens et plus de la moitié du nombre de FNB cotés au Canada.

Cette croissance est alimentée par plusieurs facteurs :

  • Efficacité opérationnelle et réglementation : la capacité des gestionnaires actifs à opérer dans le cadre des FNB à moindre coût pour les investisseurs a attiré des actifs vers ces solutions.
  • Construction de portefeuille et demande des investisseurs pour l’alpha : la combinaison de stratégies passives traditionnelles et de solutions actives, les investisseurs consacrant une plus grande partie de leur budget aux stratégies génératrices d’alpha et minimisant les coûts liés au bêta.
  • Innovation dans les stratégies quantitatives et factorielles pour plus de résilience : les FNB quantitatifs, en particulier ceux qui mettent en œuvre l’intelligence artificielle et les données alternatives, ont gagné en popularité. Les investisseurs recherchent des approches systématiques pour l’investissement factoriel, la gestion des risques et l’optimisation des portefeuilles. Les stratégies multifactorielles ont pris un essor considérable.

Certains gestionnaires d’actifs canadiens ont été à l’avant-garde de ce mouvement, en lançant des produits qui couvrent tout, des approches multifactorielles à faible volatilité et quantitatives actives.

Nouvelle vague d’innovation

L’année 2025 a également été marquée par l’innovation en matière de produits, les émetteurs repoussant les limites de ce que les FNB peuvent offrir. Plusieurs solutions « plus récentes » ont fait leur apparition sur le marché canadien, reflétant les tendances déjà observées aux États-Unis et en Europe, mais adaptées aux besoins des investisseurs locaux.

  1. FNB de titres de créance adossés à des prêts (CLO)

Discuté dans cet article – Les FNB de CLO ont fait leur apparition au Canada cette année, offrant une exposition aux prêts garantis de premier rang par l’intermédiaire d’un instrument diversifié et liquide. Ces FNB intéressent les investisseurs à la recherche de revenus qui souhaitent obtenir des rendements supérieurs à ceux des titres de crédit traditionnels de qualité supérieure, avec l’avantage supplémentaire d’une exposition aux taux variables.

Si les CLO ont toujours été l’apanage des investisseurs institutionnels, les FNB ont démocratisé leur accès, tout en mettant fortement l’accent sur la qualité du crédit et l’expertise des gestionnaires. Parmi les premiers à les adopter, on trouve à la fois des particuliers et des conseillers cherchant à diversifier leurs allocations en titres à revenu fixe.

  1. Stratégies à effet de levier et basées sur des options

Les FNB à effet de levier ne sont pas nouveaux, mais leur conception a été affinée en 2025, avec des expositions et des contrôles des risques plus ciblés. Par exemple, les FNB à effet de levier réinitialisés quotidiennement et liés à des secteurs spécifiques (comme la technologie ou l’énergie canadiennes) ont gagné en popularité auprès des traders tactiques.

Plus particulièrement, les FNB basés sur des options, notamment les stratégies de vente d’options d’achats couvertes, de stratégie utilisant des options de vente (put-writing) et FNB offrant une tranche protégée (buffer ETFs), ont connu une forte augmentation de leurs lancements. Ces produits offrent un revenu amélioré ou une protection contre les baisses, répondant ainsi aux besoins des investisseurs ayant moins de tolérance à la volatilité des actions. Le succès de ces FNB reflète une tendance plus large vers l’investissement axé sur les résultats, où les clients recherchent des profils de risque-rendement définis.

  1. FNB à titre unique

Une autre nouveauté qui a fait les manchettes est le lancement de FNB à action unique, qui offrent une exposition à effet de levier ou inverse à des actions canadiennes et américaines individuelles. Ces FNB permettent aux investisseurs d’exprimer des opinions très tranchées ou de couvrir leurs positions sans recourir directement à des marges ou à des dérivés.

Bien que controversés en raison de leur nature spéculative, les FNB à action unique ont trouvé leur place auprès des négociateurs actifs et des investisseurs avertis. Les organismes de réglementation ont souligné l’importance de la divulgation et de l’éducation des investisseurs, et les émetteurs ont répondu en publiant des avertissements solides sur les risques et des directives d’utilisation.

Les entrées nettes records de 2024 étant déjà dépassées avec trois mois restants en 2025, plusieurs thèmes clés confirment d’un environnement favorable à une augmentation de la représentation des FNB dans les portefeuilles des investisseurs.

L’étendue de l’offre disponible en FNB, l’évolution des préférences des investisseurs ainsi que les changements réglementaires ont catalysé le développement de FNB axés sur le cycle de vie et le revenu, en particulier auprès des investisseurs vieillissants qui recherchent la simplicité et la stabilité dans la planification de leur retraite.

Pour les conseillers et les gestionnaires de portefeuille, il est essentiel de se tenir au courant de ces évolutions, non seulement pour tirer parti des nouvelles opportunités, mais aussi pour s’assurer que les portefeuilles restent en phase avec l’évolution des besoins des clients et des conditions du marché.

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[1] NEW-CETFA-September-2025.pdf

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Les séries FNB sur la sellette https://www.finance-investissement.com/edition-papier/guide-des-fnb/les-series-fnb-sur-la-sellette/ Mon, 10 Nov 2025 05:11:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110724 On déplore leurs inconvénients.

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Ayant gagné en popularité depuis leur lancement en 2013, les séries de fonds négociés en Bourse (FNB) attirent l’attention des régulateurs. Ces derniers demandent si leurs frais sont équitables, si elles entraînent des conflits d’intérêts.

Une série FNB est une catégorie de part de fonds communs de placement (FCP) cotée en Bourse. Elle dispose des mêmes titres en portefeuille et de la même stratégie d’investissement que le FCP. Au lieu d’être négociable auprès de l’émetteur après la clôture des marchés à la valeur liquidative du fonds, la série peut être négociée à tout moment.

Pour les émetteurs de FCP, une série FNB « entraîne une réduction de certains frais fixes liés au maintien de deux structures séparées, explique Laurent Boukobza, vice-président et stratège, FNB chez Placements Mackenzie. Ça permet aussi de présenter un parcours de performance de la stratégie avant qu’elle ne se retrouve en série FNB ».

La série FNB rend certaines stratégies plus accessibles aux clients, ajoute-t-il « Des investisseurs dans une plateforme à escompte peuvent aisément acheter une série FNB, alors que l’achat d’un FCP sur la même plateforme pourrait s’avérer plus complexe. »

À l’instar des séries non cotées, les séries FNB ont le désavantage de partager les coûts d’opération liés aux entrées ou aux sorties des investisseurs. Ceux qui investissent dans un FNB distinct ne sont pas touchés par ces coûts.

« On s’attendrait à ce que les coûts d’opération de portefeuille des séries négociées en Bourse, pour lesquelles les opérations sont effectuées en nature avec des participants autorisés (PA), soient moins élevés, ces coûts étant pris en charge par les PA et refacturés aux investisseurs concernés », lit-on dans la consultation 81-409 des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM).

Or, le ratio des frais d’opération des séries FNB et des autres séries non cotées sont généralement identiques même si les coûts d’opération des premières sont plus bas, relèvent les ACVM. Laurent Boukobza partage l’observation : « De façon typique, les séries FNB facturent les mêmes frais que les séries F des fonds communs et donnent la même exposition que les autres séries faisant partie du même FCP sous-jacent. »

C’est sans compter les coûts de rééquilibrage. « Un fonds qui offre les deux types de séries, écrivent les ACVM, pourrait ne pas être en mesure d’effectuer des opérations en nature dans la même mesure qu’un FNB distinct pour rééquilibrer ses portefeuilles, ce qui pourrait entraîner une hausse des coûts d’opération de portefeuille qui sont affectés aux deux séries. »

Le gestionnaire du fonds pourrait-il « agir d’une manière qui fasse passer les intérêts d’une série avant ceux de l’autre ? » demandent les ACVM.

C’est un risque certain, répond Prerna Mathews, vice-présidente, Produits et stratégie des FNB, Placements Mackenzie, et co-présidente du conseil d’administration de l’Association canadienne des FNB (ACFNB). Elle précise que ses propos reflètent le point de vue de Mackenzie, non celui de l’ACFNB. « Une série FNB mutualise les coûts de négocier dans le fonds sous-jacent, ce qui expose les investisseurs au risque d’importants mouvements d’entrées et de sorties de fonds, ce qui peut miner la performance des autres détenteurs d’unités. »

Les ACVM demandent également si les coûts entre séries FNB et séries non cotées pourraient être bien distingués « de sorte que [les premières) auraient un fonctionnement s’apparentant davantage à celui d’un FNB distinct ».

Selon Prerna Mathews, certains coûts généraux doivent être alloués à toutes les séries, par exemple l’impôt sur les gains en capital à l’étranger. Or, d’autres coûts ne peuvent être attribués qu’aux séries non cotées. « Des efforts comptables accrus seront requis pour veiller à ce que les séries FNB ne se fassent pas imposer ces dépenses », dit-elle.

Les ACVM demandent si une information supplémentaire sur les différences entre une série négociée en Bourse et un FNB distinct serait requise. Prerna Mathews répond oui : « Une telle divulgation, y compris un résumé des principaux risques, est nécessaire. »

L’entrée en vigueur des divulgations sur le coût total des fonds imposera une telle transparence, juge Alain Desbiens, vice-président, FNB chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Les ACVM demandent:doit-on interdire de passer de parts de séries négociées en Bourse à des parts d’une série non cotée ? La plupart des émetteurs l’interdisent, mais certains le permettent. Eli Yufest, directeur général de l’ACFNB, ne voit pas l’intérêt de parler de « restrictions » et voit plutôt le besoin « d’assurer que les passages entre séries soient traités équitablement. La protection des investisseurs peut être obtenue par la voie de la transparence plutôt que par celle des restrictions ».

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