Finance et Investissement : Parlez-moi des nouveaux FNB à bêta stratégique. Qu’est-ce que ce type de produits amène aux conseillers qui l’utilisent?

Alain Desbiens : Depuis le début de la création des FNB BMO, on a essayé évidemment d’orienter notre approche selon quatre fondations. La première fondation c’était d’amener des FNB indiciels de marchés reconnus comme le TSX, le S&P 500, le MSCI.

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Il faut le voir pour le croire!

Rapidement, on a voulu innover et pouvoir offrir à nos clients à l’intérieur d’un FNB, sur une base peu coûteuse, certaines stratégies de bêta judicieux. Évidemment lorsqu’on utilise des stratégies de bêta judicieux, c’est orienté selon des objectifs. Si je regarde les objectifs, je dirais qu’il y en a deux principaux.

À l’intérieur de BMO, ces deux stratégies de bêta judicieux sont basées sur nos propres méthodologies. On a là-dedans notre méthodologie de dividendes et on a la méthodologie qui a fait un gros boum dans le marché canadien celle de dividendes améliorés ou d’options couvertes. Il s’agit donc deux stratégies où la méthodologie est déterminée par BMO. Une autre stratégie que l’on a utilisée rapidement, c’est la stratégie d’équipondération surtout du côté sectoriel. Dans certains marchés, on trouvait que la prépondérance des trois ou quatre principales actions dans un secteur était trop grande. En équipondérant, on avait selon nous une meilleure gestion de risque pour avoir accès au secteur.

Du côté de la croissance, on a décidé de faire un partenariat avec MSCI. On offre deux stratégies. Du côté de la croissance, on a décidé de faire un partenariat avec MSCI. Avec notre stratégie du côté valeur avec MSCI, on offre une stratégie canadienne, américaine et internationale. Ce sont les stratégies les moins dispendieuses au Canada dans l’univers des FNB de fonds communs. Et on a aussi décidé d’offrir une stratégie basée sur la qualité.

Par la suite nous avons mis beaucoup d’informations utiles à l’écosystème des conseillers sur le tableau de bord des FNB BMO. L’écosystème des conseillers aujourd’hui, c’est de répondre à ses clients, à son département de conformité et aux conseillers de leurs clients notamment du côté des impôts, du côté des comptables, du côté des experts fiscaux. Donc sur le tableau de bord des FNB BMO quelle que soit la stratégie de bêta judicieux que vous utilisez, vous avez toujours dans un document qui s’appelle Comprendre les FNB de BMO version 2, toutes les méthodologies qu’elles soient indicielles, bêta judicieuses ou multifactorielles comme ZEUS. Donc on peut les utiliser, les envoyer aux clients ou les envoyer à son département de conformité. Dans ce document, on a mis beaucoup d’informations aussi sur la fiscalité de 2017, 2016, 2015 de ces outils-là : de quelles façons ils sont efficaces fiscalement.

Avec MSCI avec qui on a un partenariat, on a décidé de produire un rapport de recherche, non pas sur les deux à quatre dernières années, mais sur les derniers 25 ans et de regarder comment ces stratégies-là fonctionnent basées sur des objectifs, des cycles économiques. Nous avons tenté de donner le plus d’informations possibles sur les caractéristiques et les revenus générés par l’intérieur de ces stratégies et même aussi certaines indications, dépendant d’où on en est du cycle économique et les stratégies qui devraient le mieux performer.

On pense que dans l’offre des FNB BMO, il est important d’offrir un gros contenu pour que les gens puissent comprendre la méthodologie et ce qu’ils utilisent : qu’ils comprennent les incidences fiscales de certaines de ces stratégies-là et qu’ils puissent sur une base digitale à partir du tableau de bord, envoyer ou les méthodologies ou les informations sur les rapports de recherche MSCI à leurs clients pour expliquer un peu plus de quelle façon cela s’intègre dans les portefeuilles.

Dernière chose, il faut comprendre ce qu’on a déjà dans le portefeuille avant d’ajouter ou d’enlever quelque chose. Donc, on a aussi mis les études de corrélation de chacune de nos stratégies par rapport aux grands indices. On pense qu’ainsi les conseillers peuvent faire de meilleurs choix lorsqu’ils construisent leur portefeuille.