Homme d’affaires courant sur un pont en forme de flèche vers la lumière.
Eoneren / iStock

Portés par la hausse des marchés boursiers et le retour en force des premiers appels publics à l’épargne (PAPE), les marchés mondiaux des capitaux ont enregistré un premier semestre exceptionnel, tant du côté des émissions d’actions que de la dette, selon LSEG Data & Analytics.

D’après les nouvelles données de LSEG, les émissions mondiales d’actions ont bondi de 72 % au cours des six premiers mois de 2026 pour atteindre 568,8 milliards de dollars américains (G$ US). Si le nombre d’opérations n’a progressé que de 10 % par rapport à la même période de l’an dernier, la valeur des nouvelles émissions a fortement augmenté.

Au deuxième trimestre seulement, les émissions d’actions ont grimpé de 83 % comparativement au premier trimestre.

Cette progression est principalement attribuable au retour des PAPE à l’échelle mondiale, qui ont permis de lever 170,1 G$ US au premier semestre, soit plus de trois fois le montant recueilli à la même période en 2025.

À lui seul, le PAPE record de SpaceX, évalué à 86,3 G$ US, représente plus de la moitié du total mondial.

Paradoxalement, le nombre de PAPE a reculé de 3 % par rapport au premier semestre de 2025.

Parallèlement, les émissions secondaires d’actions ont progressé de 28 % pour atteindre 270 G$ US, tandis que les émissions mondiales de titres convertibles ont bondi de 78 %, à 128,8 G$ US.

Du côté des marchés obligataires, les nouvelles émissions de dette ont augmenté de 7 % au premier semestre pour atteindre un niveau record de 7,1 billions de dollars américains (T$ US), selon LSEG. Le nombre d’opérations a toutefois diminué de 12 % comparativement à l’an dernier.

Au deuxième trimestre, les émissions obligataires ont toutefois reculé de 6 % par rapport au premier trimestre, qui avait établi un record trimestriel mondial.

L’activité a été principalement alimentée par les émissions de dette de qualité investissement, qui ont atteint 3,4 T$ US au premier semestre, en hausse de 10 % sur un an, établissant un nouveau record pour cette période de l’année. Les émissions du deuxième trimestre ont également progressé de 6 % par rapport au trimestre précédent.

Les émissions mondiales d’obligations à rendement élevé ont, elles aussi, progressé de 12 %, à 261 G$ US, grâce notamment à une hausse de 35 % au deuxième trimestre comparativement au premier.

Les obligations vertes ont également établi un nouveau record, avec des émissions totalisant 307,9 G$ US au premier semestre, en hausse de 16 % par rapport à l’an dernier. Les émissions du deuxième trimestre ont augmenté de 21 % par rapport au premier, atteignant elles aussi un sommet historique.

Les secteurs du commerce de détail et des technologies ont été les principaux moteurs des émissions obligataires des entreprises, tandis que les secteurs des biens de consommation de base et des matériaux ont enregistré un recul.

Au classement mondial des chefs de file en financement par emprunt, JPMorgan conserve le premier rang, devant BofA Securities. Morgan Stanley grimpe toutefois à la troisième place, reléguant Citi et Goldman Sachs aux quatrième et cinquième rangs.

Parmi les institutions canadiennes, RBC Marchés des capitaux demeure la firme la mieux classée, au 13e rang mondial, comparativement au 14e rang un an plus tôt. BMO Marchés des capitaux occupe la 18e place, tandis que Valeurs mobilières TD se classe au 25e rang.

Du côté des marchés boursiers, Goldman Sachs reprend la première place du classement mondial, devant JPMorgan. Morgan Stanley, BofA et Citi conservent respectivement les troisième, quatrième et cinquième positions.

RBC conserve le 13e rang mondial dans ce classement, tandis que Valeurs mobilières TD occupe le 16e rang.