Le mandat d’Isabelle Hudon à titre de présidente et cheffe de la direction de la Banque de développement du Canada (BDC) a été renouvelé jusqu’en 2030.
Selon Brian O’Neil, président du conseil d’administration de la BDC, cette décision vise à assurer une continuité à la tête de la société d’État dans un contexte marqué par une incertitude persistante et des tensions géopolitiques.
« Le leadership d’Isabelle Hudon a démontré qu’une banque de développement peut agir rapidement, demeurer rentable et avoir un impact concret là où ça compte le plus : sur le terrain, auprès des entreprises. BDC a été un instrument essentiel pour protéger nos PME contre les tarifs américains injustes et joue un rôle central dans le renforcement de la souveraineté économique du Canada, une entreprise à la fois », souligne la ministre de l’Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec, Mélanie Joly.
Brian O’Neil souligne que depuis son arrivée à la BDC en 2021, Isabelle Hudon a permis à l’institution de gagner en envergure et en pertinence, tout en obtenant des résultats « remarquables ». « Je suis donc ravi de confirmer qu’elle poursuivra son mandat jusqu’en 2030, apportant une stabilité essentielle à un moment charnière pour le Canada et ses entrepreneur.es », ajoute-t-il.
Depuis la nomination d’Isabelle Hudon en août 2021, le nombre de clients de BDC a augmenté de près de 50 %, dépassant les 100 000 depuis 2023.
Plusieurs initiatives phares ont été lancées, notamment :
- la Plateforme pour le secteur de la défense: une enveloppe de 6 milliards de dollars (G$) en financement, investissements, services-conseils et soutien à l’écosystème afin de renforcer les capacités du Canada en matière de défense et de sécurité
- et la pratique de Financement collaboratifde BDC.
De nouvelles solutions ont également été mise en place, dont :
- l’initiative Excelles – Fonds et Lab pour les femmes(500 millions de dollars [M$]),
- le Fonds de croissance en capital de risque(500 M$),
- l’initiative Partenaires d’investissement de croissance(450 M$),
- le Fonds pour entrepreneur.es autochtones(100 M$),
- le Fonds pour entrepreneur.es noir.es(100 M$),
- ainsi que le Fonds des sciences de la vie(150 M$).
Isabelle Hudon a également veillé à ce que la Banque de développement du Canada joue un rôle clé dans la réponse du gouvernement du Canada aux tarifs jugés injustes, grâce à :
- Pivoter pour se propulser: une enveloppe de 500 M$ en financement et services-conseils pour aider les entreprises canadiennes touchées par les tarifs ;
- Programme de garantie du bois d’œuvre résineux: une enveloppe de 1,2 G$ visant à aider les entreprises canadiennes admissibles du secteur à accéder à du financement et à des lettres de crédit émises par des institutions financières ;
- LIFT, initiative d’adoption de l’IA: une solution de 500 M$ pour aider 1 000 PME à adopter l’intelligence artificielle ;
- Programme de soutien aux industries de l’acier et de l’aluminium: une solution de fonds de roulement de 1 G$ visant à atténuer les chocs de liquidités à court terme causés par un environnement tarifaire en évolution, en répondant aux risques immédiats pour les entreprises, soit l’érosion des flux de trésorerie et du fonds de roulement.
Isabelle Hudon a également été négociatrice en chef pour le Canada et hôte dans le cadre du développement de la Banque pour la défense, la sécurité et la résilience (BDSR). Le Canada a d’ailleurs été choisi comme pays hôte du siège social.
Sous sa direction, la Banque de développement du Canada est demeurée rentable année après année, générant en moyenne 1,02 G$ de bénéfices de base annuellement. L’institution a également amélioré son ratio d’efficience, celui-ci étant passé de 41,3 en 2020 à 37,2 en 2025.