Un couple assis à la table de la cuisine en pleine discussion sur les finances.
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Alors que les couples s’entendent sur les bienfaits d’investir ensemble, nombre d’entre eux ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le niveau de risque du portefeuille, révèle un nouveau sondage de la Banque Scotia.

En effet, s’entendre sur le niveau de tolérance au risque serait plus problématique que d’harmoniser les façons de dépenser ou d’épargner pour un couple, selon 38 % des couples canadiens.

Parmi les autres problématiques, 28 % des sondés peinent à décider s’ils doivent ou non mettre leurs finances en commun et 20 % avouent ne pas savoir par où commencer pour investir.

« L’argent peut être l’un des sujets les plus délicats à aborder pour un couple, mais c’est aussi l’un des plus importants, rappelle Helen He, vice-présidente, Placements des particuliers, à la Banque Scotia. Discuter ouvertement des objectifs et du risque peut aider les couples à prendre des décisions de placement avec lesquelles les deux personnes sont à l’aise. »

Toutefois, malgré les défis, nombre de couples décident de faire des placements à deux. Ils préfèrent ainsi partager les décisions d’investissement, car ils ont confiance dans le jugement financier de leur partenaire (66 %), dans ses connaissances en matière de placements (64 %) et sont convaincus qu’investir en couple permet de solidifier leur relation (59 %).

Des différences d’âge 

Il est intéressant de noter que les approches de placement en couple diffèrent selon l’âge des membres. Ainsi si 68 % des membres de la génération Z voient des avantages évidents à investir ensemble, seuls 52 % des membres de la génération X et 59 % des baby-boomers pensent de même.

La génération des baby-boomers est celle qui éprouve le plus de difficulté à se mettre d’accord sur un niveau de tolérance au risque. Ils sont ainsi 42 % à parler de ce problème, suivis par les membres de la génération Z (38 %).

« Les données soulignent l’importance de conseils et d’outils adaptés qui tiennent compte de l’évolution des objectifs et des préférences en ce qui a trait au risque au fil du temps, explique Helen He. Pour les couples, il faut souvent commencer par discuter en vue de déterminer le niveau d’incertitude avec lequel chaque personne est à l’aise, les objectifs communs par rapport aux objectifs individuels et la façon dont le couple souhaite amorcer son parcours. »