À mesure que la fraude s’immisce dans leur quotidien, les Canadiens se disent de plus en plus épuisés, selon un sondage sur la fraude réalisé par Equifax Canada à l’occasion du Mois de la prévention de la fraude.
Si 28 % la décrivent comme un « désagrément gérable », 16 % et 5 % se disent respectivement « anxieux et exténués » et « complètement exténués » en raison des efforts à fournir pour démêler le vrai du faux.
La grande majorité des sondés (83 %) s’inquiètent de l’utilisation des technologies pour créer de faux documents juridiques qui seraient ainsi plus authentiques, notamment des talons de paie, des réclamations d’assurance ou des pièces d’identité.
Le vol d’identité et les arnaques d’usurpation d’identité demeurent des préoccupations majeures. Selon le sondage, les Canadiens et Canadiennes estiment que les formes de fraude les plus inquiétantes sont :
- le vol d’identité (67 %),
- les arnaques d’usurpation d’identité et l’hameçonnage (64 %)
- les arnaques liées aux paiements numériques (59 %),
- et la fraude liée aux investissements et de la fraude amoureuse (46 %).
La fraude est également devenue omniprésente. Si 60 % se sentent plus à risque dans les environnements en ligne et particulièrement lorsqu’ils utilisent des Wi-Fi publics, un quart des répondants se sentent également à risque à leur domicile.
Et malgré les avertissements et les formations, personne n’est à l’abri, puisque quatre personnes interrogées sur dix déclarent avoir cliqué accidentellement sur un lien frauduleux contenu dans un courriel ou un message texte, et la moitié affirme connaître une personne qui a été victime d’un vol d’identité.
« La fraude semble être devenue une présence constante dans la vie des Canadiens et Canadiennes, a déclaré Carl Davies, chef, fraude et identité à Equifax Canada. Les gens sont exposés à des arnaques si fréquemment que beaucoup deviennent désensibilisés, mais les risques demeurent très réels. Les nouvelles technologies rendent également la fraude plus sophistiquée et plus difficile à détecter, renforçant ainsi la nécessité d’une sensibilisation continue, de protections plus fortes et d’une responsabilité partagée entre les secteurs. »
Les répondants estiment que la prévention de la fraude nécessite une action coordonnée entre les institutions et la société :
- 88 % ont indiqué que les secteurs public et privé doivent collaborer pour lutter contre la criminalité financière.
- 83 % estiment que les médias devraient en faire davantage pour sensibiliser le public au fonctionnement des arnaques.
- 80 % ont déclaré que des peines plus sévères pour les fraudeurs aideraient à réduire la criminalité.
- 62 % croient que les arnaques quotidiennes aident à financer des activités criminelles plus graves.
Pour faire face à cette nouvelle réalité, les sondés disent vouloir disposer de mesures de protection institutionnelles plus robustes et d’une meilleure éducation.
Ainsi :
- 68 % ont mentionné que les banques devraient mettre en place des mesures de sécurité plus strictes afin de protéger les comptes.
- 63 % ont répondu qu’ils souhaitaient que les gouvernements et les entreprises utilisent des solutions de lutte contre les fraudes plus sophistiquées.
- 59 % ont mentionné qu’ils appuient l’éducation obligatoire dans les écoles et les campagnes de sensibilisation du public.
« Les Canadiens et Canadiennes croient que la fraude n’est pas seulement un problème personnel, qu’il s’agit d’un défi sociétal plus vaste, observe Julie Kuzmic, chef, consommatique et conformité à Equifax Canada. Les résultats montrent que les gens veulent de meilleures protections, une meilleure éducation et une collaboration accrue entre les organisations et les institutions pour les aider à demeurer protégés dans un environnement numérique de plus en plus complexe. »
Pour le bien de ce sondage, Equifax a interrogé 1570 Canadiens et Canadiennes âgés de 18 à 65 ans entre le 30 janv. et le 1 févr. 2026.