En effet, au courant des deux premiers jours de 2013, les obligations du Trésor américain de dix ans ont vu leur prix dégringoler alors que leur rendement intrajournalier grimpait au-dessus de 1,9 %, ce qui représente le plus haut niveau atteint durant les huit derniers mois, selon le WSJ.

Plusieurs choses semblent avoir poussé les investisseurs loin des obligations américaines. En effet, Moody’s Analytics a publié un rapport qui soutenait que le marché de l’emploi aux États-Unis prenait du mieux alors que la Réserve fédérale annonçait de son côté que certains fonctionnaires voudraient terminer plus tôt que prévu le programme de rachat d’obligations par la banque centrale américaine.

D’ailleurs, Brett Rose, stratège chez Citigroup, a récemment renversé une recommandation d’achat faite en novembre dernier sur les obligations de dix ans. Il conseille maintenant à ses clients de vendre, même à perte. Brett Rose avait suggéré à ses clients d’acheter ces titres malgré les « inquiétudes par rapport à la pénible résolution du précipice fiscal » et, même si l’accord était loin d’être idéal, il éliminait « la majorité du risque » et les investisseurs devraient donc vendre.

Le WSJ cite également d’autres analystes qui croient que l’accord reporte plusieurs décisions budgétaires importantes. D’autres débats fiscaux épineux devraient donc avoir lieu au courant des prochains mois, ce qui les motive à croire que la fuite des investisseurs hors des obligations américaines ne devrait pas durer longtemps.

D’autres utilisent le contexte actuel pour acheter davantage d’obligations : « Les choses pourraient demeurer tendues, même si on vient de sortir d’une crise, souligne Robert Tipp, stratège en investissement chez Prudential Fixed Income. Il ne faut pas baisser sa garde. »

Avec le WSJ