« La volatilité des marchés est réapparue en juin, suite aux déclarations de la Réserve fédérale relativement à sa stratégie d’assouplissement quantitatif, indique Scott MacDonald, chef, Expansion du secteur Régimes de retraite, de RBC Services aux investisseurs et de trésorerie. Alors que tous les régimes à prestations déterminées bénéficient de la hausse des taux obligataires à long terme en raison de la réduction de leur passif actuariel, ceux qui emploient des stratégies d’atténuation du risque guidées par le passif ont été le plus durement frappés. »
Les obligations ont connu leur plus forte baisse trimestrielle depuis 1994, cédant 2,5 % pour le trimestre et 1,7 % pour le semestre. Les obligations de longue durée ont été le plus touchées et l’indice à long terme DEX a reculé de 4,6 % pendant le trimestre. Pour leur part, les obligations de l’indice à rendement réel DEX sont en baisse de 11 % depuis le début de l’année.
Les actions canadiennes ont aussi perdu du terrain, reculant de 1,2 % alors que l’indice composé S&P/TSX fléchissait de 4,1 %. Heureusement, les actions étrangères ont fourni le soutien nécessaire, dégageant un rendement trimestriel de 4,7 % attribuable en majeure partie à la progression continue du marché boursier américain. L’indice mondial MSCI a gagné 4,5 % pendant la même période.
« La baisse du secteur des matériaux, notamment des minières, est demeurée le principal élément défavorable à la performance ce trimestre. Pour les six premiers mois de l’année, la plupart des caisses ont réussi en sous pondérant le secteur à demeurer en territoire positif malgré le recul du marché pour ensuite surpasser l’indice de 4,2 % » explique Scott MacDonald.