« C’est en février que les décisions les plus difficiles seront prises, notamment celles qui concernent des compressions de dépenses automatiques de plus de 100 G$ US par année. De plus, la reprise du débat sur le plafond de la dette devrait faire les gros titres de l’actualité au cours des prochaines semaines », prédit-il, dans un communiqué.
Par ailleurs, l’accord budgétaire prévoit notamment que le taux d’imposition marginal le plus élevé des particuliers gagnant plus de 400 000 $ US par année et des couples gagnant plus de 450 000 $US, soit 0,7 % des ménages américains, passera de 35 % à 39,6 % en 2013. Les taux d’imposition sur les revenus inférieurs à ces niveaux sont maintenus.
BMO estime que l’impôt sur le salaire retranchera environ 2 % des dépenses de consommation au premier trimestre de 2013.
De plus, tel qu’il est en ce moment, l’accord ouvre la voie à des déficits supplémentaires d’environ 3 600 G$ au cours des 10 prochaines années.
« Les investisseurs sont peut-être contents, mais ce n’est pas le cas sur le marché obligataire, a ajouté Jack Ablin. Le rendement des bons du Trésor à 30 ans vient tout juste de passer au-dessus de 3 %, son niveau le plus élevé depuis plusieurs mois. Nous ne prévoyons pas de hausse spectaculaire des taux d’intérêt, mais l’inaction de Washington pourrait être une source d’inquiétudes pour les détenteurs d’obligations. »