L’effet momentum est la théorie selon laquelle les titres gagnants lors des 3 à 12 derniers moins ont de fortes chances d’être des titres gagnants lors des 3 à 12 mois suivants. Selon CGA Canada, cet effet serait éphémère sur les marchés canadiens.
« Il n’y a que de brefs épisodes de prévisibilité limitée des rendements, car la corrélation entre les cours ne s’étend pas au-delà de deux semaines de cours historiques, explique Kamalesh Gosalia, directeur de projets, Normes de comptabilité et de certification chez CGA-Canada et auteur du rapport. Il est peu probable qu’une stratégie momentum soit rentable après une ou deux semaines.»
Kamalesh Gosalia, a examiné les cours de clôture ajustés quotidiens de 180 titres sur une période de 21 ans afin de déterminer s’il pourrait y avoir des liens entre les cours historiques. Les résultats de son étude indiquent que, bien que l’on puisse établir certains parallèles à court terme, l’analyse technique des cours historiques ne peut pas aider les investisseurs à prédire le rendement des titres à long terme.
«La négociation de style momentum peut être une stratégie très risquée qui ne convient pas aux investisseurs débutants, souligne Kamalesh Gosalia. D’après les résultats de l’étude, la stratégie pourrait être rentable pendant une ou deux semaines, mais les avantages diminuent progressivement sur une période de trois mois. »
Selon les recherches menées par CGA Canada, les actions de sociétés des marchés émergents ainsi que les actions sur certains marchés européens semblent afficher un certain momentum. Toutefois, certaines études révèlent que ce type de stratégie n’est pas toujours rentable sur les marchés émergents.
« La liste simplifiée, mais non exhaustive, des facteurs que devraient prendre en considération les négociateurs de style momentum compte les éléments suivants : les tendances à la hausse, les actionnaires institutionnels, les résultats inattendus, les renversements des cours et les ordres stop à plage de déclenchement», écrit CGA Canada.
L’intervenant du marché qui privilégie une stratégie momentum passive peut envisager le recours à des fonds négociés en bourse dédiés, ajoute l’organisme.