La chute attendue des prix de l’or et de l’argent pourrait s’avérer aussi dramatique que l’escalade connue par ce marché au cours de la dernière décennie, anticipe la BMO.
D’après le rapport, cette baisse des prix est principalement attribuable à toute une série de facteurs mondiaux dont l’obligation éventuelle pour Chypre de vendre son or et la pression sur la devise japonaise.
« La faiblesse des cours résulte probablement d’une combinaison de facteurs, mais la réalité est que les prix des métaux précieux ont grimpé de plusieurs centaines de points de pourcentage au cours de la dernière décennie dans un contexte inflationniste qui ne justifiait aucunement une telle flambée », a indiqué Jeff Weniger, analyse principal des placements, BMO Private Bank, dans un communiqué.
Jeff Weniger invite les clients à comparer les prix de l’or et de l’argent avec ceux des articles d’usage courant sur plusieurs années. Il souligne que, depuis le milieu de la période du dernier marché baissier en 1989, les cours de l’argent et l’or se sont extrêmement appréciés par rapport aux prix des denrées alimentaires de base comme les bananes, le bœuf et les œufs.
Après avoir comparé l’or et l’argent aux prix des maisons aux États-Unis, les auteurs du document concluent que le vent pourrait tourner en faveur de l’immobilier résidentiel au sud de la frontière.
« Le déclin qu’ont connu les prix des maisons depuis le sommet immobilier a grandement rapproché l’immobilier et les métaux précieux des niveaux qui prévalaient à la fin du marché haussier des années 1970, a poursuivi Jeff Weniger. Bien que rien ne garantisse une reprise immobilière, les investisseurs pourraient avoir intérêt à troquer leurs métaux précieux contre une maison unifamiliale. »