Selon BMO, le marché de l’immobilier au Canada subit actuellement un ralentissement plutôt qu’un effondrement. Les conséquences du resserrement des règles en matière de prêts hypothécaires et du crédit plus difficile à obtenir sont en partie contrebalancées par l’influence positive de la faiblesse des taux d’intérêt et de l’accroissement continu des revenus.
« Les marchés de la revente de propriétés sont en grande partie équilibrés, bien que les acheteurs aient pris un avantage dans certaines provinces, dont le Québec et la Colombie-Britannique », a expliqué Sal Guatieri, économiste principal, BMO Marchés des capitaux.
L’économiste s’attend à ce que les ventes de propriétés se stabilisent, tout comme les prix, au courant de 2013 alors que la croissance de l’emploi devrait se poursuivre à un « rythme décent ». Selon lui, une évolution des taux et des revenus devrait favoriser la capacité de payer cette année et se traduire par des ventes et des prix relativement stables dans la plupart des régions.
À Toronto, les prix des propriétés ont atteint de nouveaux records en avril et la progression des prix dans le secteur des maisons unifamiliales a été supérieure à celle des copropriétés dont la valeur est légèrement plus faible.
« À l’échelle nationale, les mises en chantier se sont ajustées à la réduction de la demande, revenant aux taux de formation des ménages, indique Sal Guatieri. À Toronto, cependant, les mises en chantier continuent de se multiplier plutôt que de ralentir, afin de soutenir la demande démographique favorable. »
Ce n’est toutefois pas le cas dans le secteur de la construction de nouveaux condos à Toronto qui se retrouve en situation de surplus. En effet, le nombre de condos invendus serait particulièrement élevé dans la ville reine alors que la construction de nouvelles unités a été freinée par les entrepreneurs. Fait intéressant, près de 23 % des condos torontois seraient mis en location par leurs propriétaires.
De plus, 48 % des propriétaires canadiens ont l’intention d’acheter une propriété au cours des cinq prochaines années. Ce résultat demeure inchangé par rapport à l’automne 2012, ce qui démontre que la confiance continue d’être élevée dans le marché de l’immobilier au pays en 2013.