Les contrats à terme ont terminé la journée d’hier à 1361,10 $, en dollars américains. Ce matin, selon Bloomberg, leur prix était remonté à 1 392,00 $ l’once, récupérant ainsi de la chute de 14 % enregistrée lundi et vendredi.

Cette dégringolade aurait été causée par des craintes que Chypre ne vende ses réserves d’or, selon un rapport de Goldman Sachs. Récemment, la banque américaine a d’ailleurs abaissé son prix cible pour l’once d’or à 1 545 $ l’once.

De son côté, le Wall Street Journal (WSJ) soutient que ce renversement de tendance est dû au fait que les investisseurs se rendent compte que la croissance économique amorcée en 2009 ralentit.

De son côté, la Société Générale publiait, le 2 avril dernier, une étude intitulée « La fin de l’âge d’or » dans laquelle on prédisait que les facteurs soutenant la progression des prix de l’or depuis 2008 vont s’épuiser et renverser la tendance haussière qui poussait le métal jaune vers le haut.

La fin des programmes de stimulation monétaire de la Réserve fédérale, prévue plus tard cette année, est aussi citée comme une cause possible de la dégringolade aurifère. En effet, les injections massives d’argent dans l’économie ont été largement dirigées vers l’achat d’or. L’arrêt de ce programme pourrait donc signifier la chute de la demande pour le métal jaune.
Les actions n’y échappent pas

Les actions des sociétés exploitant l’or n’ont pas échappé à la tendance hier. Par exemple, le titre de Barrick Gold a perdu 11,51 % de sa valeur lundi, terminant sa journée à 20,30 $. Ce matin, mardi, le titre s’échangeait à 20,11 $. L’action de Barrick Gold serait actuellement à son plus bas prix de la dernière décennie.

Un autre titre aurifère important, Osisko Mining Corp était en baisse de 21 % hier à un prix de 4,04 $ alors que le titre de Goldcorp chutait de 5,6 % à 28,38 $.

Avec Bloomberg, le WSJ, Le Monde et la Presse canadienne