La donne est complètement changée depuis 2008, selon des chiffres compilés par l’agence Reuters. Par exemple, les investisseurs qui auraient vendu l’indice STOXXX Europe 600 en mai avant de le racheter en septembre, auraient perdu de l’argent 60 % du temps entre 2008 et 2012.

Dans le passé, la tendance était complètement inversée. En effet, les investisseurs qui vendaient en mai et qui restaient en dehors du marché jusqu’en septembre, suivant alors l’adage « sell in May and go away », n’ont perdu d’argent que 44 % du temps durant les seize années précédant 2008.

D’ailleurs, plusieurs observateurs s’attendent à ce que les décisions prochaines des banques centrales, notamment en ce qui a trait à des coupures de taux par la Banque centrale européenne, poussent les marchés boursiers à la hausse durant la période estivale.

« Dans le passé, le marché était influencé par des liquidités internes, mais maintenant on voit l’influence des liquidités externes se manifester en raison des actions des banques centrales », a souligné Didier Duret, chef de la direction des investissements chez ABN-AMRO Banque Privée, en entrevue à Reuters.

Un autre exemple d’investissement saisonnier, l’effet janvier, perd aussi de son lustre, selon Reuters. Traditionnellement, on disait que les investisseurs prenaient plus de risque en début d’année alors qu’ils avaient l’impression que le «compteur était remis à zéro», écrit l’agence de presse.

Durant les seize années précédant 2008, l’indice STOXXX Europe 600 a gagné du terrain 69 % du temps en janvier. Entre 2008 et 2012, ce n’était vrai que dans 33 % du temps.

Avec Reuters