Selon la Société Générale, les États-Unis se dirigeraient actuellement vers un « compromis » qui permettrait un relèvement du plafond de la dette, mais pas une fin à la fermeture (le « shutdown » ) du gouvernement. D’ici la mise en place d’une solution complète, la volatilité observée sur les marchés boursiers devrait se poursuivre.

« Alors que la menace et l’incertitude perdurent, la volatilité devrait revenir en force sur les marchés des actions durant les prochaines semaines, écrit la Société Générale. Or, présentement, l’aversion pour le risque des investisseurs est principalement motivée par leur crainte de la volatilité sur les marchés des actions.»

Rappelons que présentement chaque semaine d’impasse retrancherait 0,1 % à 0,25 % à la croissance du PIB américain, selon les économistes de la Société Générale. D’ailleurs, les principaux détenteurs d’obligations américaines, soit le Japon et la Chine, font de plus en plus de pression sur la Maison blanche afin qu’une solution soit trouvée à cette impasse.

« Les investisseurs japonais ont vendu des quantités records d’obligations américaines au début du mois d’octobre, ce qui a représenté les flux sortants les plus importants depuis 2001, écrit la Société Générale. Toutefois, le marché des obligations américaines demeure le plus grand et le plus liquide au monde, ce qui ne laisse pas beaucoup de choix aux investisseurs.»