L’indice S&P/TSX composé a rebondi de 7 % depuis son creux de mi-novembre 2012 et UBS Canada se demande si cette tendance sera durable: « En gros, nous voyons cette progression des marchés comme quelque chose d’engendré par une amélioration de l’économie et par un retour de l’appétit pour le risque. »
Les marchés ont presque atteint leur plein prix, selon UBS qui ajoute que « les bénéfices entrent dans une phase plus lente du cycle économique ». Le rapport de la banque helvétique souligne que la croissance des bénéfices sera limitée en 2013, tout comme celle du PIB ainsi que celle du marché boursier en général.
Les investisseurs doivent donc être plus prudents, conseille UBS qui compte quand même quelques secteurs chouchous où investir : « La consommation et les titres industriels, qui représentent près d’un quart du TSX, puisque leur croissance à long terme se situe entre 5 et 9 % ». Les titres financiers sont aussi intéressants puisque leurs bénéfices seront bas, mais sûrs. L’énergie et les matériaux sont également dans les bonnes grâces d’UBS en raison de perspectives favorables.
Les risques macro-économiques que considère UBS sont un atterrissage forcé de l’économie chinoise et de son marché immobilier et bancaire. Une telle dégringolade sera néfaste pour le prix des commodités et aurait des conséquences sur l’économie canadienne. UBS craint aussi des sorties pénibles des crises politiques en Europe et aux États-Unis.
Les États-Unis n’ont toutefois pas dit leur dernier mot en 2013: « La croissance américaine pourrait en surprendre plus d’un! »