Selon Douglas Porter, le niveau d’épargne familial devrait passer de trois à quatre pour cent actuellement, à un peu moins de neuf pour cent.

D’après lui, les Canadiens auront probablement besoin d’environ 18 fois leur revenu de retraite désiré – indépendamment des prestations attendues du Régime de pensions du Canada et du régime de la Sécurité de la vieillesse – pour pouvoir prendre une retraite confortable.

« Bien que chaque cas soit unique, ont dit souvent qu’un objectif de revenu de retraite typique et raisonnable correspond à environ 60 % du revenu avant retraite », poursuit Douglas Porter. Comme le Régime de pensions du Canada et le régime de la Sécurité de la vieillesse sont conçus pour remplacer environ 25 %du revenu avant retraite pour le Canadien moyen, environ 35 % du revenu avant retraite doit être financé à même l’épargne personnelle. »

Récemment, bien que le niveau d’endettement ait atteint 165 % du revenu disponible, les actifs financiers de ménages ont rebondi à 453 % du revenu disponible. Cette progression s’est vraisemblablement affirmée au quatrième trimestre, les actifs dépassant alors probablement le sommet record de 454 % enregistré en 2007, juste avant le début de la crise financière.

« Il est vrai que le ratio des actifs financiers nets par rapport au revenu – qui était de 285 % au troisième trimestre de 2012 – reste en dessous des sommets d’avant la crise financière, mais il est revenu au-dessus de la moyenne de dix ans, ce qui suggère que les foyers canadiens ont résolument entrepris d’améliorer l’état de leurs finances », souligne Douglas Porter.

Comme les ménages canadiens continuent de prendre davantage de risques en vue d’obtenir des rendements plus élevés dans un contexte où les marchés sont très difficiles. Cette tendance a permis de relever les actifs des ménages à un nouveau record, grâce à de bons rendements boursiers en 2012, mais ne peut servir à continuer à combler le déficit d’épargne.