Dans le cadre de ce sondage, la richesse est définie comme la différence entre la valeur totale des actifs du ménage, qui comprend les actifs financiers et non financiers, et la dette totale du ménage, qui comprend le crédit hypothécaire et le crédit à la consommation.
Plus de 70 % des ménages canadiens estiment que l’accumulation de la richesse ne revêt pas une très grande importance pour eux. Près du tiers, soit 29 %, indiquent ne posséder aucune richesse. Près des deux tiers (62 %) des ménages sans richesse ne prévoient pas améliorer leur situation à cet égard au cours des trois prochaines années.
Lorsqu’on leur demande pourquoi ils ne peuvent pas accumuler de richesse, les ménages répondent en majorité qu’ils n’ont pas assez de revenus ou qu’ils doivent honorer d’autres obligations financières. Le quart des ménages, ou 25 %, disent n’avoir jamais épargné.
Quant aux ménages qui ont bel et bien accumulé de la richesse, 80 % d’entre eux pensent l’utiliser au moins en partie au cours des trois prochaines années. Cette tendance est plus marquée chez les ménages jeunes que chez les ménages plus âgés notamment parce qu’ils utilisent leurs économies pour acheter leur première maison.
Si 42 % des ménages se disent satisfaits de la richesse qu’ils ont accumulée, près de la moitié, ou 51 %, n’en ont jamais calculé la valeur ou ne se rappellent pas la dernière fois qu’ils l’ont fait. Dans le même ordre d’idée, 28 % des ménages ne surveillent le rendement de leurs placements qu’une fois par année.
Dans le portefeuille des ménages, la part des actifs moins risqués a baissé au profit de celle des placements plus risqués et plus volatils dans des titres de capitaux propres et des parts de fonds de placement. Par conséquent, la réserve de fonds à faible risque à la disposition des ménages en cas de chocs économiques a diminué.
« De plus, le niveau largement supérieur à la moyenne du ratio dette/actifs et la hausse constante du ratio dette/revenu disponible indiquent que la vulnérabilité des ménages à court terme et à long terme augmente », indique CGA-Canada.
Seulement quatre ménages sur dix ont entrepris d’affiner leur stratégie d’épargne et de placement au cours des 12 derniers mois. D’ailleurs, 29 % des répondants disent avoir élaboré ou précisé la planification de leur retraite.
« Se renseigner sur la façon d’accumuler de la richesse en fonction de sa situation personnelle constitue une première étape vers un renforcement des finances des ménages, explique CGA-Canada par voie de communiqué. On sait que les patients « font leurs devoirs » avant d’aller à leur rendez-vous chez le médecin, qu’ils font des recherches sur Google, sur Wikipédia ou sur d’autres sites. Il serait avantageux d’adopter une approche semblable en matière de santé financière. »
L’épargne semble être un processus difficile pour les ménages canadiens puisque 29 % d’entre eux déclarent n’avoir jamais ou presque jamais eu, au cours des douze derniers mois, de fonds encore disponibles une fois les dépenses essentielles réglées.
Seulement 21 % des détenteurs d’un prêt hypothécaire ont augmenté le montant de leurs remboursements ou ont effectué des versements supplémentaires dans le but d’accélérer le remboursement de leur prêt. Le refinancement du prêt hypothécaire afin de réduire la période d’amortissement n’est pas non plus une mesure très prisée, selon le sondage.
« Même lorsqu’ils disposent de fonds supplémentaires, par suite d’une baisse des taux d’intérêt par exemple, les ménages canadiens semblent plus susceptibles d’affecter ces fonds à la consommation qu’à l’accumulation de la richesse », souligne CGA-Canada.
Le sondage a été mené en ligne auprès de 1 805 Canadiens âgés de 25 ans ou plus.