Après son adoption en soirée au Sénat, le texte devait être soumis au vote à la Chambre des représentants d’ici minuit, mercredi soir. Selon toute vraisemblance, l’entente devrait y être aussi entérinée.

Le président Barack Obama, qui a remercié les leaders républicain et démocrate, a indiqué, peu de temps après le vote au Sénat mais avant celui de la Chambre des représentants, qu’il allait ratifier le projet dès qu’il sera adopté, ajoutant que le service public commecera à reprendre « immédiatement » ses activités. Il a ajouté que les États-Unis « pourront commercer à chasser ce nuage d’incertitude planant sur les entreprises et sur le peuple américain. »

M. Obama a déclaré que beaucoup de travail attendait les élus. Selon lui, il est grand temps de « s’occuper des questions qui préoccupent vraiment le peuple américain. »

Il a jeté un peu de baume sur l’état d’âme des républicains en affirmant que les démocrates « n’ont pas le monopole des bonnes idées ».

L’adoption survient plusieurs heures après que leader de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, et le leader de la minorité républicaine, Mitch McConnell, se sont entendus sur un accord.

L’entente permettrait au gouvernement de reprendre ses activités jusqu’au 15 janvier et au Trésor américain de continuer à emprunter jusqu’au 7 février, voire un mois de plus.

Le Congrès devait conclure une entente d’ici minuit, jeudi. Le secrétaire du Trésor, Jacob Lew, avait prévenu qu’à compter du 17 octobre, que la capacité d’emprunt du gouvernement atteindrait sa limite, le plafond de sa dette atteignant à l’heure actuelle 16 700 G$ US.

Plus tôt dans la journée de mercredi, le président de la Chambre des représentants, John Boehner, de même que d’autres leaders du Parti républicain avaient indiqué avoir l’intention de voter en faveur de l’entente.

Dans un communiqué, M. Boehner avait tout de même soutenu que la Chambre des représentants s’était « battue de toutes ses forces » pour convaincre le président des États-Unis, Barack Obama, de participer aux négociations bipartisanes sur la dette du pays et sa réforme du système de santé, lancée il y a trois ans. Il y avait également promis que cette lutte se poursuivrait.

M. McConnell avait indiqué que l’entente permettait aux républicains d’obtenir une réduction des dépenses dans une portion du budget pour une deuxième année consécutive, avant d’ajouter: « nous ne reviendrons plus en arrière ».

Le sénateur républicain Ted Cruz, enfant-chéri du Tea Party, avait quant à lui déclaré ne pas avoir l’intention de s’opposer à la tenue d’un vote sur cette entente. Toutefois, il est intervenu avant le vote pour dire qu’il s’opposerait à la mesure législative.

La nouvelle entente conclue au Sénat n’apporte qu’une modification mineure au programme d’assurance-maladie, surnommé « Obamacare », en prévoyant d’abord une vérification des revenus de ceux qui souhaitent réclamer une aide fédérale pour souscrire à une assurance publique.