« Les actions de compagnie de haute qualité sont probablement la meilleure option présentement », a souligné Stéphane Rochon, vice-président et directeur principal chez BMO Nestbitt Bruns, lors de son passage à une conférence commanditée par BMO sur les régimes enregistrés d’épargne retraite (REER).
Selon lui, il est difficile de prévoir quand les taux d’intérêt grimperont et comment ils évolueront dans le futur. Il est toutefois catégorique sur une chose : l’âge d’or des obligations est décidément terminé.
Les obligations à rendement élevé et celles provenant des marchés émergents sont toutefois toujours de bonnes options pour la portionrevenu fixe des portefeuilles, selon Serge Pépin, vice-président, Stratégies d’investissement, BMO Gestion mondiale d’actifs.
« Toutes les obligations ne sont pas équivalentes et certains types de titres pourraient être intéressants en 2013, même si nousnous attendons à ce que la courbe de rendement soit sous pression », a-t-il indiqué lors de son passage à la conférence.
Du côté des actions, plusieurs régions du monde sont prometteuses, estime Stéphane Rochon : « Si on s’attarde à des régionscomme les États-Unis, la Chine et la zone euro, on voit que leurs économiessont en croissance et reprennent de la vitesse. »
Bien que l’optimisme et l’appétit pour le risque soient de retour, plusieurs investisseurs hésitent à inclure des actions dans leurs REER, note Serge Pépin : « Les investisseurs sont dans le même état d’esprit qu’en 2008 ».
Il suggère aux conseillers de ramener leurs clients graduellement dans le marché à travers l’investissement systématique. Le retour vers les actions se fera ainsi plus en douceur.