Une photo portrait de Lucie Blanchet
Gracieuseté

Aujourd’hui à la tête d’une des plus grandes divisions de la Banque Nationale, Lucie Blanchet se réjouit d’avoir choisi un secteur qui lui donne l’opportunité d’être un acteur de changement, que ce soit dans les projets, les façons de faire ou l’environnement de travail.

« Je suis un leader de changement, déclare Lucie Blanchet. Dans tous les postes que j’ai occupés, ma volonté d’apprendre a toujours été dans le but de changer les choses. Le statut quo n’est pas une option, on peut toujours s’améliorer. Ça m’amène à faire adopter à mes équipes une vision à long terme. Je suis visionnaire, mais aussi pragmatique. Lorsqu’on gère plus de 7000 personnes, il faut savoir donner l’alignement et savoir communiquer pour développer des leaders qui font une équipe solide. »

En effet, Lucie Blanchet gère près de 7500 personnes en tant que Première vice-présidente à la direction, particuliers et Expérience client. « J’ai choisi de travailler dans le particulier parce que, pour moi, c’est le cœur d’une banque, explique-t-elle. C’est 2,5 millions de clients, c’est le cœur de l’économie, c’est dynamique et surtout extrêmement compétitif. Ça m’attirait beaucoup, parce que ça demande de l’innovation continuelle et de l’amélioration permanente. »

Lucie Blanchet commence sa carrière en tant que comptable agréée (CA), un rôle qui lui permet de se familiariser avec plusieurs industries, dont le secteur bancaire, qui la séduit immédiatement. Elle décide alors, en 1993, de s’y aventurer plus avant, et transite d’abord au sein de Crédit Lyonnais Canada, de la Société Générale Canada et de la Banque de Développement du Canada, avant de se joindre à la Banque Nationale en 2002. Elle y compte aujourd’hui 18 ans de service marqués par des expériences aussi diversifiées que formatrices.

« En tant que CA, au début de notre parcours, on a la chance de connaître plusieurs secteurs d’activité, explique la gestionnaire. J’ai réalisé au début de ma carrière que le choix d’un secteur d’industrie est tout aussi important que le choix d’une profession ou d’un métier. J’ai fait le choix de rester dans le domaine financier parce que je le trouvais complexe et vaste. »

Celle qui avoue ne jamais avoir eu de plan de carrière déclare avoir été guidée par son sens de la curiosité et son envie d’apprendre, ce qui l’a menée à explorer plusieurs secteurs et à ne jamais se contenter du confort d’un poste particulier. « Après deux ou trois ans de confort, il faut que je provoque des changements. »

Et c’est cet apprentissage qu’elle choisit de transmettre aujourd’hui aux femmes qui veulent intégrer l’industrie. « Les femmes qui intègrent l’industrie ont un rôle à jouer. Elles doivent prendre des risques dans leurs carrières et éviter de se mettre dans une zone de confort. Du côté des employeurs, il faut faire des efforts conscients pour développer la relève », explique Lucie Blanchet.

Elle insiste aussi sur le fait que l’intégration des femmes commence d’abord sur les bancs d’école, surtout dans des secteurs comme la finance et l’actuariat, qui sont souvent perçus comme étant moins accessibles. Pour cela, l’industrie doit travailler avec les milieux de l’éducation et promouvoir leur intégration et leur développement.

Les employeurs, de leur côté, doivent offrir à leurs employées, qui selon Lucie Blanchet se mettent beaucoup de pression afin de réussir sur le plan personnel et professionnel, des outils pour qu’elles puissent trouver le bon équilibre entre le travail et la famille.

Enfin, Lucie Blanchet reconnait que le monde de la finance, qui était il n’y a pas si longtemps un monde d’hommes, a changé et s’est amélioré. Mais il y a encore du travail à faire.

« Pendant trente ans, j’ai vécu beaucoup de situations ou j’étais la seule femme dans la pièce. J’ai vu cet aspect évoluer, mais il reste du travail à faire en ce qui concerne la diversité et l’inclusion », a-t-elle confié.