Vue aérienne d'un phare sur le lac Simcoe, prise par un drone
Crédit photo : istock/ AWSeebaran

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John Bai, chef des placements, Placements NEI
John Bai,
Chef des placements,
Aviso et Placements NEI

À l’approche de la mi-2026, les marchés semblent retenir leur souffle, les investisseurs attendant de savoir ce que l’avenir leur réserve, tant sur la question de la guerre en Iran que sur celle de l’intelligence artificielle (IA) agentique. Dans ce contexte d’incertitude accrue, il est particulièrement difficile de faire des prévisions à court terme. C’est pourquoi il est si important d’adopter une vision à long terme, affirme John Bai, vice-président principal et chef des placements à Aviso et Placements NEI.

Cela dit, pour la seconde moitié de 2026, M. Bai présente quelques perspectives à plus court terme. Selon lui, les prix du pétrole pourraient se stabiliser autour de 80 $ le baril après la réouverture durable du détroit d’Ormuz. D’ici là, la fermeture du détroit et la flambée des prix du pétrole qui en résulte continueront de peser davantage sur l’Europe, l’Asie et les marchés émergents que sur les États-Unis.

Même en cas de résolution du conflit à court terme, dit-il, « il est peu probable que les prix du pétrole retournent à leur niveau d’avant-guerre, à 60 $ le baril. Cette époque est probablement révolue. Une prime de risque s’appliquera désormais au marché pétrolier [en raison] des dommages aux infrastructures [causés par la guerre]. »

Les interruptions de l’approvisionnement en pétrole coïncident avec une autre évolution importante : une différence entre la réaction des marchés boursiers et celle des marchés obligataires face aux dépenses d’investissement considérables dans l’infrastructure de calcul liée à l’IA.

Les marchés boursiers reconnaissent que la demande pour des centres de données liés à l’IA constitue un moteur de croissance à long terme, appelé à être amplifié par l’émergence de l’IA agentique. Pour leur part, les marchés obligataires prêtent davantage attention à l’inflation. Par conséquent, le rendement des obligations américaines à 30 ans a franchi le seuil psychologique des 5 %, tandis que les obligations à 30 ans d’États comme le Royaume-Uni et le Japon affichent des rendements inégalés depuis plusieurs décennies.

« Actuellement, les marchés boursiers sont principalement axés sur les bénéfices, mais si un choc pétrolier entraînait une hausse durable des taux d’intérêt, cela exercerait une pression sur les valorisations. »

L’équipe de Placements NEI surveille de près le secteur technologique aux États-Unis. Bien que les bénéfices aient été solides, le contexte évolue et une vague de nouvelles offres se profile, portée par des introductions en bourse à grande échelle de sociétés à forte croissance qui se négocient à des valorisations élevées et continuent d’afficher des flux de trésorerie extrêmement négatifs. Associée à une transition des sociétés à très grande capitalisation vers des dépenses d’investissement financées par emprunt, cette augmentation de l’offre pourrait servir de catalyseur à une rotation du marché vers d’autres segments.

À plus long terme, des tendances plus générales se dégageront. Selon M. Bai, le dollar américain s’inscrit dans un cycle de dépréciation pluriannuel. Il souligne qu’au cours des 60 dernières années, le dollar a suivi une tendance assez régulière : 10 ans de hausse suivis de 10 ans de baisse. Après avoir atteint un sommet en 2023, il a baissé en réaction à des tendances à long terme telles que le rétrécissement des écarts de taux d’intérêt entre les États-Unis et d’autres États, y compris le Royaume-Uni et, plus particulièrement, le Japon.

Un phénomène de démondialisation renforce cette tendance, les pays diversifiant leurs relations commerciales au détriment des États-Unis, ce qui exerce une pression supplémentaire à la baisse sur le dollar. Par exemple, un bloc commercial asiatique n’a pas besoin de régler ses transactions en dollars; il peut avoir recours à des devises locales. Parallèlement, de nombreuses banques centrales ont réduit leur dépendance vis-à-vis du dollar américain en acquérant de l’or et d’autres devises.

Par ailleurs, le dollar américain est désormais surévalué sur la base du pouvoir d’achat, ce qui contribue également à la baisse de sa valeur relative.

Des occasions pour les investisseurs

Historiquement, selon M. Bai, certaines catégories d’actifs ont enregistré de très bons résultats pendant les périodes de dépréciation du dollar américain. Il s’agit notamment des matières premières, des marchés émergents et des marchés internationaux.

Au cours de ce cycle, les marchés émergents ont été l’une des catégories d’actifs les plus performantes en 2025. Puis, la guerre en Iran a renforcé le dollar et les investissements qui avaient précédemment quitté les États-Unis pour se diversifier dans les marchés émergents ont changé de cap. Plus précisément, à la suite des solides bénéfices enregistrés au premier trimestre de 2026, de nombreux investisseurs ont réinvesti dans les Sept Magnifiques.

Cependant, une fois la guerre en Iran terminée, M. Bai s’attend à ce que les tendances précédemment observées se reproduisent, notamment un affaiblissement du dollar américain et une surperformance des matières premières, des marchés émergents et des marchés internationaux.

Il perçoit également des occasions pour les investisseurs dans les obligations mondiales – un segment du marché obligataire que les investisseurs canadiens négligent souvent au profit des obligations nationales.

« Il existe de nombreuses bonnes raisons d’investir dans les obligations canadiennes… mais nous pensons également que, dans une optique de diversification, les obligations mondiales présentent de l’intérêt pour certains investisseurs, explique M. Bai. En particulier, compte tenu du niveau actuel des taux d’intérêt, les possibilités de gestion active dans cette composante du portefeuille sont nombreuses. »

Dans les marchés boursiers comme dans les marchés obligataires, souligne-t-il, l’atténuation des risques implique une diversification plus poussée qu’à tout autre moment au cours des 20 dernières années. Les conseillers peuvent démontrer leur valeur ajoutée en redoublant d’efforts pour bien comprendre le profil de risque de leurs clients et en analysant attentivement les surexpositions et les sous-expositions.

La gestion active peut aider les conseillers à construire des portefeuilles résilients pour leurs clients, ajoute M. Bai. La forte concentration des marchés laisse moins de place à la gestion active pour surperformer les indices de référence, mais à mesure que le marché s’élargit, les stratégies actives ont davantage de possibilités de se démarquer.

Particulièrement dans le contexte qui, selon M. Bai, se dessine pour le reste de l’année et au-delà, une gestion active, associée à une expertise mondiale, peut aider les investisseurs à atteindre le juste équilibre entre le risque et le rendement.

Écoutez d’autres analyses de John Bai lors de la présentation des perspectives de mi-année de Placements NEI, le 16 juillet prochain.

Le présent document est fourni à des fins éducatives et d’information uniquement et ne vise pas à apporter précisément, sans s’y limiter, des conseils financiers, fiscaux, de placement ou de toute autre nature. Les opinions exprimées aux présentes peuvent changer sans préavis, car les marchés évoluent au fil du temps. Les renseignements contenus aux présentes sont jugés fiables, mais NEI ne garantit pas leur exhaustivité ni leur exactitude. Les opinions exprimées à l’égard, d’un titre, d’une industrie ou d’un secteur du marché en particulier ne doivent pas être interprétées comme une intention de réaliser des transactions concernant un fonds géré par Placements NEI. Les énoncés prospectifs ne constituent pas des garanties concernant des rendements futurs et les résultats réels peuvent être substantiellement différents des prévisions en raison de risques et d’incertitudes. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d’autres frais. Veuillez lire le prospectus et/ou l’aperçu du fonds avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements composés annuels historiques totaux et tiennent compte des fluctuations de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions. Ils ne tiennent pas compte des frais d’acquisition, de rachat et de distribution, ni des frais facultatifs ou de l’impôt sur le revenu exigibles des porteurs de titres, qui auraient pour effet de réduire les rendements. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et les rendements passés peuvent ne pas se reproduire. Placements NEI est une marque déposée de Placements NordOuest & Éthiques S.E.C. (« NEI S.E.C. »). Placements NordOuest & Éthiques inc. est le commandité de NEI S.E.C. et une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso inc. (« Aviso »). Aviso est le seul commanditaire de NEI S.E.C. Aviso est une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso S.E.C., qui est détenue à 50 % par Desjardins Holding financier inc. (« Desjardins ») et à 50 % par une société en commandite appartenant aux cinq centrales de caisses de crédit provinciales (les « centrales ») et au Groupe CUMIS limitée.


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