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gestionnaire de portefeuille d’actions quantitatives,
Robeco
Au cours des 15 dernières années, les actions des marchés émergents (ME) ont eu tendance à afficher une performance inférieure à celles des actions canadiennes et américaines, mais un changement s’est opéré récemment. Pour les 12 mois se terminant le 30 avril 2026, l’indice MSCI EM (MSCI Marchés émergents) a enregistré un rendement d’environ 49 %.1 Par contre, l’indice composé S&P/TSX a affiché un rendement d’environ 40 %,2 et l’indice S&P 500, d’environ 31 %.3
De nombreux facteurs ont joué un rôle dans la sous-performance des marchés émergents ces quinze dernières années, explique Dijana Kostic, gestionnaire de portefeuille d’actions quantitatives chez Robeco, un gestionnaire d’actifs mondial axé sur la recherche et utilisant des stratégies actives, qui agit comme sous-conseiller pour le Fonds des marchés émergents NEI. Ainsi, une période prolongée de vigueur du dollar américain a entraîné l’augmentation des coûts du service de la dette libellée en dollars américains et a affaibli la compétitivité des exportations. Par ailleurs, les défis propres à la Chine ont freiné les marchés émergents dans leur ensemble, car la Chine représente plus de 30 % de l’indice MSCI EM.
« Lorsque l’acteur le plus important du marché restructure tout son modèle économique et connaît une grande volatilité, cela constitue bien sûr un vent contraire pour cette catégorie d’actifs », poursuit Mme Kostic.
En même temps, les actions des marchés émergents ne bénéficiaient pas des performances des géants de la technologie qui ont dopé les actions américaines ces quelques dernières années. Historiquement, l’indice MSCI EM a toujours été orienté vers les secteurs de la finance, des matières premières et de l’industrie plus traditionnelle. Cependant, cette tendance est en train de changer, car on observe une réorientation structurelle vers les secteurs de la technologie, des services de communication et des biens de consommation cyclique.
Les actions des marchés émergents offrent aux investisseurs canadiens l’occasion de se diversifier dans des marchés qui génèrent environ 40 % du PIB mondial, sont soumis à des moteurs de croissance différents et affichent des valorisations attrayantes ainsi qu’une croissance des résultats accélérée. Mme Kostic souligne que les actions des marchés émergents se négocient avec une décote d’environ 30 % par rapport aux titres des marchés développés, alors que la croissance des résultats a presque doublé au cours de l’an dernier.
« On s’attend à ce que la croissance des résultats se poursuive. Car les performances n’étaient pas uniquement dues à l’expansion des multiples et au fait que les investisseurs commencent à se tourner davantage vers les marchés émergents. Nous avons également observé une véritable amélioration fondamentale », dit-elle.
Une sous-pondération dans les marchés émergents, ajoute-t-elle, peut avoir un effet cumulatif sur le patrimoine au fil du temps. Pour illustrer ce « risque de portefeuille très significatif », Mme Kostic souligne que l’IA est l’un des plus importants thèmes d’investissement à l’échelle mondiale et que des pays émergents, comme Taïwan et la Corée du Sud, jouent un rôle essentiel dans la chaîne d’approvisionnement du matériel lié à l’IA. Tout particulièrement, ce sont des pôles de production de semi-conducteurs de pointe et de mémoires.
« Le fait de ne pas être exposé à ces entreprises pourrait nuire aux portefeuilles à long terme », conclut-elle.
Gérer le risque grâce à une approche active et systématique
Pour de nombreux investisseurs, le risque constitue le point d’achoppement lorsqu’ils envisagent d’augmenter leur exposition aux marchés émergents. Les préoccupations courantes sont notamment la volatilité des devises, le risque politique et le risque de liquidité.
Selon Mme Kostic, ces risques bien connus sont en grande partie quantifiables. De plus, les économies des marchés émergents ne sont plus aussi fragiles qu’il y a une vingtaine d’années. Dans de nombreux cas, les réserves sont plus élevées, la dette en devises étrangères a diminué et les banques centrales font preuve d’une plus grande indépendance. Toutefois, le risque politique reste intrinsèquement imprévisible, et c’est précisément pour cette raison qu’une intervention humaine complète le modèle quantitatif. D’après Mme Kostic, le plus grand risque est de considérer les marchés émergents comme un bloc unique, sans veiller à diversifier et à différencier l’exposition.
« C’est là que la gestion active prend toute son importance », dit-elle.
L’approche de Robeco concernant le Fonds des marchés émergents NEI commence par l’application d’un modèle quantitatif propriétaire à environ 700 des plus grandes sociétés de l’indice MSCI EM.
Ce modèle comporte plus de 50 indicateurs, tous conçus en interne, qui prennent en compte des aspects tels que la valorisation, la qualité, la dynamique, les révisions des analystes, et les indicateurs à court terme. Ces indicateurs utilisent également des modèles d’apprentissage automatique et de traitement du langage naturel pour détecter les tendances des marchés, telles que les renversements de tendance à court terme et les revirements d’opinion, et en tirer profit.
Chaque indicateur fournit une information positive ou négative pour une société donnée. Ces informations sont combinées en vue d’obtenir une note et un classement pour chacune des 700 sociétés de la liste. Un algorithme propriétaire propose ensuite un portefeuille « optimal » d’environ 250 titres qui équilibre l’exposition à l’alpha, les contraintes liées au risque, les coûts de transaction ainsi que d’autres critères, tout en intégrant des considérations de durabilité.
Ce processus quantitatif comprend un suivi continu de la part des gestionnaires de portefeuille quantitatifs. En outre, la construction et la gestion du portefeuille du Fonds des marchés émergents NEI sont renforcées, lorsque cela est nécessaire, par les analyses des gestionnaires de portefeuille spécialisés en marchés émergents. Ceci est essentiel pour déterminer le moment opportun pour réagir aux opérations de sociétés, aux changements réglementaires ou aux bouleversements politiques.
Fondamentalement, l’approche de Robeco privilégie l’analyse ascendante par rapport à une vision descendante par pays et par secteur afin de se concentrer sur les forces du modèle quantitatif pour la sélection des titres. L’adaptabilité est également essentielle pour permettre des ajustements face aux fluctuations à court terme du marché.
« Notre stratégie a été élaborée pour constituer un élément central des portefeuilles. Elle est conçue pour viser une performance constante à long terme, et non pour suivre les tendances à court terme, affirme Mme Kostic. En cette période de turbulences, il est préférable de ne pas agir de manière impulsive. La rigueur est primordiale. »
Pour en savoir plus sur l’approche d’investissement de Robeco et sur les occasions offertes par les marchés émergents, assistez au webinaire de Placements NEI le 25 juin , auquel participeront Dijana Kostic et Jan Sytze Mosselaar, de Robeco.
Le présent document est fourni à des fins éducatives et d’information uniquement et ne vise pas à apporter précisément, sans s’y limiter, des conseils financiers, fiscaux, de placement ou de toute autre nature. Les opinions exprimées aux présentes peuvent changer sans préavis, car les marchés évoluent au fil du temps. Les renseignements contenus aux présentes sont jugés fiables, mais NEI ne garantit pas leur exhaustivité ni leur exactitude. Les opinions exprimées à l’égard, d’un titre, d’une industrie ou d’un secteur du marché en particulier ne doivent pas être interprétées comme une intention de réaliser des transactions concernant un fonds géré par Placements NEI. Les énoncés prospectifs ne constituent pas des garanties concernant des rendements futurs et les résultats réels peuvent être substantiellement différents des prévisions en raison de risques et d’incertitudes. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Les placements dans les fonds communs de placement peuvent être assortis de commissions, de commissions de suivi, de frais de gestion et d’autres frais. Veuillez lire le prospectus et/ou l’Aperçu du fonds avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements composés annuels historiques totaux et tiennent compte des fluctuations de la valeur des parts et du réinvestissement de toutes les distributions. Ils ne tiennent pas compte des frais d’acquisition, de rachat et de distribution, ni des frais facultatifs ou de l’impôt sur le revenu exigibles des porteurs de titres, qui auraient pour effet de réduire les rendements. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et les rendements passés peuvent ne pas se reproduire. Placements NEI est une marque déposée de Placements NordOuest & Éthiques S.E.C. (« NEI S.E.C. »). Placements NordOuest & Éthiques inc. est le commandité de NEI S.E.C. et une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso inc. Aviso est le seul commanditaire de NEI S.E.C. Partenaires des correspondants Aviso exerce ses activités en tant qu’entité distincte de Financière Aviso inc., qui est une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso inc. (« Aviso »). Aviso est une filiale en propriété exclusive de Patrimoine Aviso S.E.C., qui est détenue à 50 % par Desjardins Holding financier inc. et à 50 % par une société en commandite appartenant aux cinq centrales de caisses de crédit provinciales et au Groupe CUMIS limitée.
[1] www.msci.com/indexes/index/891800
[2] www.bnnbloomberg.ca/markets/tsx
[3] www.bnnbloomberg.ca/markets/s-p-500/
