Finance et investissement - Conflit d'intérêts : radiation de trois ans
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Conflit d'intérêts : radiation de trois ans

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Éric Lévesque a été radié temporairement pour une période de trois ans pour s'être placé dans une situation de conflit d’intérêts.

 

Éric Lévesque (numéro de certificat 121689, BDNI no 1670531) a plaidé coupable à l'unique chef d'infraction contenu à la plainte disciplinaire. On lui reproche de s'être placé dans une situation de conflit d'intérêts en empruntant à ses clients une somme de 60 000 $. Le tout s'est déroulé à Québec entre le 30 mai 2012 et le 13 mai 2014. (Attention à ne pas le confondre avec Éric Lévesque, numéro de certificat 121688, représentant en épargne collective et en assurance de personnes, qui pratique dans la région de Lanaudière.)

Le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière (CSF) retient dans son analyse qu'Éric Lévesque aurait agi tel que reproché afin de se procurer les fonds nécessaires à la relance de l'entreprise qu'il possédait dans le domaine de la distribution de produits d'assurance et/ou de services financiers.

Éric Lévesque a en effet raconté avoir « vendu sa clientèle » en 2010 et s'être engagé auprès de l'acquéreur d'oeuvrer comme représentant pendant deux ans. À la conclusion de cette période, il a toutefois décidé de « relancer » son entreprise et d'emprunter à cette fin, de ses clients, la somme de 60 000 $. Il aurait cependant connu par la suite de sérieux ennuis de santé et aurait été placé en arrêt de travail. En 2015, n'étant plus en mesure d'exercer, il aurait fait défaut de renouveler ses certificats et, le 13 avril 2017, a dû faire cession de ses biens.

Le comité note également que de la somme de 60 000 $ empruntée, il aurait remboursé une somme de l'ordre de 32 000 $, en plus de versé mensuellement, entre juin 2012 et décembre 2013, une somme de 500 $ à titre d'intérêts sur les sommes empruntées.

Le comité se dit « confronté à une faute isolée à l'endroit d'un seul couple de consommateurs et rien ne permet de croire que l'intimé aurait agi avec une quelconque intention malveillante », bien que « la balance de l'emprunt contracté risque fort de ne jamais l'être ».